Cours hebdomadaires en visioconférence sur Zoom au moins jusqu’au 15 janvier 2021…

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Suite aux décisions du Comité de Concertation belge du 27/11/2020, nos cours en salle sont annulés au moins  jusqu’au 15 janvier1
Afin de poursuivre notre entraînement pour ne pas perdre ce qui a été acquis et de maintenir le lien entre nous, nos cours hebdomadaires sont maintenus en vidéoconférence. Les ateliers bimensuels de méditation sont aussi animés sur Zoom. Nous faisons de notre mieux pour nous adapter à cette situation…

Horaires des cours hebdomadaires en ligne

Les liens Zoom permettant de participer aux cours ci-dessous ont été communiqués à nos abonnés par courriel.

Originalité par rapport aux cours en salle

Nos abonnés peuvent participer à TOUS les cours en ligne s’ils le souhaitent et, ce, sans devoir payer de supplément.

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Espace et vibration

Galaxie des Antennes (NGC 4038 et NGC 4039)
La galaxie des Antennes se situe dans la constellation du Corbeau (hémisphère sud)

Troisième millénaire (TM) – Il y a une grande confusion sur le mot amour. Quand on évoque l’amour, il y a tout de suite une orientation vers quelqu’un, quelque chose, avec en arrière-plan, la possessivité, la jalousie. Comment discriminer entre cet amour “personnel” et une qualité d’amour qui touche plus à l’impersonnel? 

Daniel Odier  (DO) – Toute la difficulté est de sortir de la relation névrotique avec l’autre, Une histoire d’amour, c’est deux manques face à face. II y a un cannibalisme mutuel, et en général un des deux cannibales est plus rapide que l’autre : il mange plus vite ! Quand on a eu la chance d’approcher un maître de quelque tradition que ce soit, on se rend compte que l’on peut trouver chez lui toujours le même parfum, et il n’y a pas ce côté névrotique, si ce n’est en nous… Ce qui est intéressant, c’est que l’élément passionnel soit comme dépassé. Dans une voie spirituelle, il y a aussi beaucoup de passion, mais on peut découvrir une passion qui est beaucoup moins liée à l’ego, à la manipulation, à la peur de l’abandon, qui est une des peurs fondamentales. Chez les gens que je rencontre, la peur d’être abandonné est le moteur principal de toutes les actions. Tout ce que l’on fait, est fait pour éviter d’être abandonné par l’autre, Bien sûr, on rentre dans le même délire de possession avec un maître, Mais, finalement, un vrai maître est celui qui nous prouve que l’on n’a rien à faire pour être aimé, Ce n’est pas une monnaie d’échange. Nous ne sommes pas obligés de fournir de l’intelligence, de la beauté, de la compréhension. On reçoit sans qu’il y ait équilibre entre ce que l’on donne et ce que l’on reçoit. C’est ce déplacement passionnel qui est tellement intéressant. On voit tout à coup qu’il peut y avoir les mêmes qualités vibratoires, mais sans l’angoisse de perdre. Si on lit Rûmi1, il est évident que la qualité vibratoire de la passion est présente, mais il n’y a pas cette angoisse de la fin, de la perte qui est fatale dans une passion ordinaire.

Tout à coup, on croit entrer en relation, mais on entre dans l’amour non duel : il n’y a pas de relation, il n’y a pas de place pour deux. On est absorbé dans l’Un, en quelque sorte.

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Méditation respiratoire : une méthode pour permettre un affinement du corps et de l’esprit autant qu’une communion avec la Nature

Crédit : Pixabay

Cela fait des millénaires que la plupart des traditions anciennes considère la respiration conduite de manière précise comme un des principaux moyens pour permettre un affinement du corps et de l’esprit autant qu’une communion avec la Nature1.

L’attention prédominante des taoïstes2 pour les méthodes de “longue vie” était telle que de nombreuses techniques visant l’amélioration de la santé du corps et de l’esprit virent le jour au fil des siècles.

Les avantages de cette véritable culture de la respiration étaient tellement évidents que les techniques furent également adoptées dans des milieux laïques à des fins purement bienfaisantes, thérapeutiques ou préventives.

Aujourd’hui, la plupart des êtres humains respire mal… Leur façon de respirer ne met généralement en œuvre qu’une infime partie de la capacité des poumons et cela les empêche d’éliminer et d’expirer tout le gaz carbonique ainsi que toutes les toxines du sang. Le sang devient alors impur et les maladies apparaissent…

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Nos états d’âmes modifient notre ADN

A contre-pied du déterminisme implacable du “tout-génétique” de nombreux chercheurs constatent aujourd’hui que nos expériences, nos émotions, nos actions façonnent l’expression de nos gènes en permanence. Si l’on sait depuis longtemps que le stress et les traumatismes psychiques influent à la fois sur les comportements et sur la santé, les récents travaux montrent qu’ils attaquent directement l’ADN.

Violences, mauvais traitements, abus sexuels, abandon et autres traumatismes psychologiques laissent une trace indélébile à l’âge adulte, comme l’avait déjà observé Sigmund Freud il y a plus d’un siècle. Depuis, une multitude d’études cliniques l’ont confirmé: ceux qui ont subi de grands traumatismes dans l’enfance sont globalement plus sujets à la dépression, à la toxicomanie, aux comportements asociaux, mais aussi à l’obésité, au diabète et aux maladies cardiovasculaires. Pis, ce mal-être s’ancre parfois en nous… avant la naissance! Car d’autres études montrent que les enfants dont la mère a subi un stress psychologique prolongé ou un traumatisme psychique intense pendant la grossesse ont plus de risques que les autres d’être anxieux, dépressif, voire schizophrènes. C’est un fait que la psychologie a établi et qui fait consensus: il existe un lien entre traumatismes psychiques et comportements. Quel lien? Comment des expériences négatives peuvent-elles s’inscrire dans l’organisme, au point d’affecter durablement le comportement ou la santé?

Nous observons ainsi un lien entre les émotions et ce qui se passe dans une cellule.
Pr Elissa Epel, psychiatre à l’Université de Californie (San Francisco)

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Le subconscient

Regard au fond de soi
Crédit : Pixabay

Dans le Védanta1, l’esprit subconscient est appelé chitta. Une grande part de son contenu consiste en expériences enfouies, en souvenirs repoussés à l’arrière plan mais pouvant être retrouvés.

Quand on vieillit, le premier symptôme d’une mémoire déficiente, c’est la difficulté à se souvenir du nom des gens. La raison n’et pas difficile à trouver : tous ces noms sont arbitraires, ils sont comme des étiquettes. On ne peut rien leur associer. C’est généralement par le biais d’associations que l’esprit se souvient, car ainsi les empreintes subtiles s’inscrivent profondément. Dans la vieillesse, on peut se souvenir de certains passages de textes étudiés au lycée ou à l’université, mais on a du mal à se souvenir le soir de ce qu’on lu le matin. Ceci est dû au fait que l’esprit a perdu sa capacité d’appréhender les idées. Les cellules sont sont dégénérées. Les surmenage mental, le non-respect de la chasteté, une vie remplie d’occupations, de soucis et d’anxiété entraînent rapidement des pertes de mémoire. Par contre, même dans la vieillesse, on peut se souvenir d’évènements lointains, car ceux-ci s’accompagnent d’associations.

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L’esprit et ses mystères

Swami Shivananda
Swami Shivananda

A l’instar d’un homme très affairé qui s’isole pour travailler en fermant les portes, l’esprit actif travaille seul dans un rêve en fermant les portes des sens.

L’esprit est une force née de l’âme. C’est par son intermédiaire que le Divin se manifeste en tant qu’univers différencié contenant des objets hétérogènes.

Cet esprit n’est rien de plus qu’une accumulation de pensées source de la pensée “je”. C’est donc cette notion de “je” qui constitue l’esprit.

L’esprit n’est qu’une collection d’empreintes subtiles, une série d’habitudes, un assortiment de désirs naissant au contact de divers objets. C’est aussi un ensemble d’émotions provoquées par les soucis de l’existence ordinaire, une collection d’idées auxquelles divers objets donnent naissance. Ces désirs, ces idées et ces émotions changent constamment. D’anciens désirs quittent sans cesse l’entrepôt de l’esprit pour être remplacés par de nouveaux.

A l’état de veille, l’esprit siège dans le cerveau, pendant l’état de rêve, dans le cervelet et pendant le sommeil profond, dans le cœur.

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Médecine pour la Terre

Arbres

Au début, dans les stages en nature, j’étais réticent, très embarrassé de confier les énergies lourdes aux arbres pour les transmettent à la Source.  Au contact intime des arbres, j’ai acquis la conviction que si on le faisait avec éthique, en leur en adressant la demande et en les respectant, il n’y aurait aucun problème. Ils transporteraient ces énergies qui ont besoin de retourner à la Source sans en être affectés. Cela m’a profondément touché : ces êtres que nous malmenons tellement nous proposent leur aide. Ensemble. Ensemble, tout est possible ! Et quand nous le faisons, ils manifestent leur joie.

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Harmonie et fécondité du vide dans le taoïsme

Peinture chinoise d'un arbre tordu

En Chine, la recherche de sagesse se fonde sur l’harmonie. L’harmonie, pour les taoïstes, se trouve en plaçant son cœur et son esprit dans la “Voie” (le Tao), c’est-à-dire dans le sens de la nature elle-même. Il s’agit de retourner à l’authenticité primordiale et naturelle, en imitant la nature qui produit spontanément les “dix mille êtres”1 : l’homme peut alors se libérer des contraintes et son esprit peut “chevaucher les nuages”. Le taoïsme est un idéal de liberté individuelle, de refus des rigueurs de la vie sociale, d’insouciance et de communion brute avec les forces cosmiques, qui fascine aujourd’hui beaucoup d’Occidentaux.

Le taoïste, pour se libérer des contraintes sociales, peut fuir la ville et se retirer dans les montagnes, ou vivre en paysan. Les taoïstes pensent que s’engager, c’est dépenser inutilement son énergie et risquer de mourir prématurément. Une image peut éclairer cette conception de la vie2 : un arbre tordu, dont le menuisier ne peut faire de planches, vivra sa belle vie au bord du chemin, tandis qu’un arbre qui pousse bien droit sera coupé et vendu par le bûcheron : l’inutilité est garante de sérénité et de longue vie. De même, l’occupant d’une barque se fera insulter s’il vient gêner un gros bateau, mais si la barque est vide, le gros bateau s’arrangera simplement pour l’éviter. Il convient donc d’être inutile, vide, sans qualités.

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Connaître son arbre de protection

Arbres
Photo : Pixabay

Se relier à un arbre

Au cours d’une sortie en forêt, reliez-vous à un arbre. Prenez un temps de méditation, seul assis à une place confortable, puis demandez-vous profondément de quoi vous avez besoin dans votre vie : de profondeur, de sécurité de joie, de sensibilité.

Orientez-vous vers un arbre qui vous appelle. Suivez pour cela votre instinct. Ne fonctionnez pas avec la tête mais avec le cœur. Approchez-vous de cet arbre, que vous avez choisi ou qui vous a choisi. Approchez-vous lentement comme on aborde un vieux sage. Soyez à l’écoute de toutes vos sensations, de ce qui se passe en vous au fur et à mesure que vous vous rapprochez de cet être de bois et d’écorce.

Arrivé près de lui, regardez en détail le dessin de son écorce, la palette de ses couleurs. Touchez-le du bout des doigts, éprouvez le grain de son tronc sous la pulpe de vos doigts. Puis caressez-le plus fermement. Percevez l’aubier1 sous vos paumes. Captez la sève à travers le tronc. Celle-ci vient de la terre et circule jusqu’au bout des feuilles. Sentez que la circulation de la sève entre en résonance avec la circulation de votre sang. Enfin, enlacez-le.

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L’automne

L'automne

L’automne est associé au POUMON, à l’OUEST, à la sécheresse, à la couleur blanche, à la saveur piquante… à la soirée…

Selon le chapitre 2 du SU WEN1 :

Les trois mois de l’automne sont appelés :
Surabonder et équilibrer ;
les souffles du Ciel se pressent,
les souffles de la Terre montrent leur munificence.
On se couche tôt, on se lève tôt,
on a les mouvements du coq.
On exerce le vouloir dans la paix et la tranquillité,
Pour adoucir l’effet répressif de l’automne,
récoltant les esprits et amassant les souffles,
secondant le riche équilibre des souffles de l’automne,
sans laisser le vouloir se répandre au dehors,
secondant la pureté propre aux souffles du poumon.
Ainsi se conforme-t-on aux souffles de l’automne,
la voie pour l’entretien de la récolte de la vie.

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