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La pleine conscience ou l’attention juste

L'écoute et la conscience corporelle

La pleine conscience (parfois également appelée attention juste) est une expression dérivée de l’enseignement du Bouddha Siddhartha Gautama qui désigne la conscience vigilante de nos propres pensées, actions et motivations.

La pleine conscience ou l’attention juste consiste à ramener son attention sur l’instant présent et à examiner les sensations qui se présentent à l’esprit, comment elles apparaissent, comment elles durent et comment elles disparaissent. Cette pratique permet de réaliser de façon directe si une sensation est persistante ou passagère. Par la suite, le pratiquant va aussi examiner la matière, les perceptions, les habitudes mentales positives ou négatives, la conscience, comment toutes les choses apparaissent, comment elles durent et comment elles disparaissent.

Le pratiquant devenu ‘observateur’ s’entraîne à rester neutre et silencieux (le « silence mental ») en examinant l’apparition et la disparition des sensations agréables, neutres ou désagréables, sans juger, sans chercher à retenir la sensation agréable ou à rejeter la sensation désagréable. Il fait ainsi l’apprentissage du détachement et se libère progressivement des conditionnements mentaux et des émotions négatives telles que le chagrin, l’affliction, la douleur, l’anxiété, l’insatisfaction, la frustration, la colère, l’angoisse, le stress, l’aversion,….

Cette pleine conscience n’est pas limitée à une pratique de méditation mais elle consiste simplement à observer les objets physiques et mentaux qui se présentent à l’esprit. Quand un objet disparaît, la pleine conscience ne cesse pas, elle est tournée par l’observateur vers un objet « par défaut » : la respiration, la contemplation ou la marche. Quand un nouvel objet apparaît à l’esprit, l’attention délaisse l’objet « par défaut » et s’applique à observer attentivement le nouvel objet. C’est ainsi que l’attention à la respiration naturelle : inspir, petite pause, expir, petite pause,… n’est pas une fin en soi mais elle soutient efficacement la vitalité de la pleine conscience, d’où l’importance de la respiration dans la méditation.

Le souffle est la passerelle entre le monde des cinq sens et le monde de l’esprit.
Ajahn Brahm