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La loi du karma ou loi universelle de cause à effet

Karma - La loi universelle de cause à effet

Chaque action génère une force qui revient vers nous telle qu’elle a été mise en œuvre… Nous récolterons ce que nous avons semé. Lorsque nous choisissons d’agir pour apporter le bonheur et le succès aux autres, alors les fruits du karma (कर्म) sont le bonheur et le succès.

Enseignement de Deepak Chopra

[…] Le karma représente en même temps l’action et la conséquence de l’action. Il est simultanément la cause et l’effet, car chaque action génère une force qui revient ensuite à nous telle qu’elle a été mise en œuvre. Il n’y a rien d’exotique dans la Loi du Karma. Tout le monde connaît l’expression « Nous récoltons ce que nous avons semé ». Ainsi, à l’évidence, si nous voulons créer le bonheur dans nos vies, nous devons apprendre à semer les graines du bonheur. Le karma implique donc un choix conscient.

Vous et moi disposons d’une infinité de choix. A chaque moment de notre existence, nous sommes plongés dans le Champ de tous les possibles. Celui-ci nous offre l’accès à une infinité de choix. Quelques-uns se font consciemment, mais d’autres inconsciemment. La meilleure manière de comprendre la Loi du Karma et de l’utiliser dans toute sa puissance, est de devenir conscients de nos choix.

Que ceci vous plaise ou non, tout ce qui vous arrive en ce moment est le résultat des choix que vous avez faits dans le passé.
Malheureusement, beaucoup d’entre nous prennent des décisions inconscientes, et par conséquent ne pensent pas qu’ils ont réellement choisi. Pourtant, c’est bien le cas.
Si quelqu’un vous insultait, vous décideriez probablement d’être offensé. S’il vous faisait un compliment, vous feriez probablement le choix d’en être heureux ou flatté. Mais pensez à ceci : il s’agit de votre décision.

Il se pourrait qu’on vous offense et qu’on vous insulte et que vous choisissiez de ne pas être offensé. Vous pourriez aussi recevoir un compliment et décider de ne pas vous sentir flatté non plus.
En d’autres termes, beaucoup d’entre nous – bien que nous soyons infiniment libres – sont devenus prisonniers de réflexes conditionnés, de réactions prévisibles. Ces réflexes sont semblables à ceux découverts par Ivan Petrovitch Pavlov1 – ce scientifique devenu célèbre en démontrant que si, à chaque fois que l’on fait retentir une sonnerie, on donne quelque chose à manger à un chien, celui-ci va bientôt se mettre à saliver dès qu’il entendra cette sonnerie. Il aura associé un stimulus à l’autre.

Nous sommes presque tous victimes de conditionnements. Les réponses que nous donnons aux stimuli qui proviennent de notre environnement sont répétitives et prévisibles.
Nos réactions semblent provoquées automatiquement par les personnes ou par les circonstances. Nous oublions que ces réactions sont des choix. Ceux-ci sont simplement inconscients.
Revenez un instant en arrière et observez les décisions que vous ne cessez de prendre.

Par ce simple acte d’observation, vous ferez basculer vers la conscience le processus entier de la réaction inconsciente. Vous en retirerez une grande force.
Lorsque vous prenez une décision — quelle qu’elle soit —, vous devez vous poser deux questions. D’abord : « Quelles sont les conséquences de ce choix ? » Dans votre cœur, vous les découvrirez immédiatement. Ensuite : « Ce choix sera-t-il source de bonheur, pour moi comme pour ceux qui sont autour de moi ? »

Si la réponse est oui, continuez. Dans le cas contraire, si ce choix est susceptible de provoquer la détresse, pour vous ou pour autrui, renoncez. C’est aussi simple que cela.
Un seul choix, parmi l’infinité de possibles que vous offre chaque seconde de votre vie, sera créateur de bonheur, aussi bien pour vous que pour votre entourage. Il découle de ce qu’on appelle «l’action spontanément juste» – la bonne action au bon moment, c’est-à-dire la meilleure réponse à une situation donnée. L’action spontanément juste est celle qui nourrit à la fois celui qui agit et tous ceux qui seront influencés par cet acte.

Il importe de connaître un mécanisme très intéressant : l’univers nous aide à faire spontanément le bon choix. Or ce mécanisme est en relation avec nos sensations physiques. Le corps connaît deux types de sensations : le confort et l’inconfort. Alors, lorsque vous effectuez un choix, écoutez votre corps. Demandez-lui : « Si je prends cette décision, que se passera-t-il ? » S’il vous envoie un message d’inconfort, votre choix n’est pas bon.

Chez certaines personnes, les messages de confort et d’inconfort proviennent de la zone du plexus solaire. Mais chez le plus grand nombre, ils se font sentir dans la région du cœur. Alors écoutez votre cœur et demandez-lui ce que vous devez faire. Puis attendez la réponse — une réponse physique, sous la forme d’une sensation. Le signal peut être extrêmement faible, mais il réside là, dans votre corps.

Seul le cœur connaît la bonne réponse. La plupart des gens pensent que leur cœur est faible et sentimental. Mais ce n’est pas vrai.
Le cœur est intuitif ; il est holistique, il est contextuel, il est relationnel. Il n’a pas un tempérament de perdant ou de gagnant. Il bat dans l’ordinateur cosmique — le champ de pure potentialité, de pure connaissance et du pouvoir infini d’organisation — et prend toute chose en compte. Par moments, il peut ne pas sembler rationnel, mais en réalité il possède une capacité d’analyse à la fois beaucoup plus fine et plus précise que tout ce qui appartient à la pensée rationnelle.

Vous pouvez utiliser la Loi du Karma pour attirer à vous l’argent, l’abondance et le flot de toutes les bonnes choses, et ceci à chaque fois que vous le voulez. Mais d’abord, vous devez devenir conscient que votre futur est engendré, à chaque instant, par vos décisions présentes. Si vous construisez sur une bonne base, alors vous faites plein usage de la Loi du Karma. Plus vous élèverez vos choix au niveau de votre conscience, plus justes et spontanées seront vos décisions, pour vous comme pour ceux qui vous entourent.

Que dire de votre karma passé et de la manière dont il vous influence aujourd’hui ? Vous disposez, à ce propos, de trois manières d’agir.

L’une est de payer vos dettes karmiques.
C’est ce que la plupart des personnes choisissent – inconsciemment, bien sûr. Mais cela peut aussi être un choix conscient. Beaucoup de souffrances sont parfois incluses dans le paiement de ces dettes, car la Loi du Karma explique qu’aucune dette dans cet univers ne reste impayée. Il existe dans ce monde un système comptable parfait. Tout s’y produit à travers un échange constant d’énergie de type « débit/crédit ».

La seconde manière d’agir est de transmuter ou transformer votre karma en une expérience plus désirable. Et ce processus est très intéressant. Lorsque vous êtes en train de payer une dette karmique, posez-vous ces questions : « Que puis-je apprendre de cette expérience ? Pourquoi ceci m’arrive-t-il et quel message l’univers est-il en train de me donner ? Comment puis-je rendre cette expérience utile à mes semblables ? »

Ce faisant, vous cherchez les graines de l’opportunité et les attachez à votre dharma, c’est-à-dire au but de votre vie, dont nous parlerons une prochaine fois. Cet effort vous permet de transmuter votre karma en une nouvelle expression.

Si, par exemple, vous vous cassez une jambe en pratiquant un sport, vous pouvez vous poser ces questions : « Que puis-je apprendre de cette expérience ? Quel message l’univers m’envoie-t-il à travers elle ? » Ce message est peut-être celui de ralentir, ou encore d’être plus attentif à votre corps, d’en prendre plus de soin à l’avenir.

Mais si votre dharma est de transmettre aux autres ce que vous savez, alors, en vous demandant « Comment puis-je rendre cette expérience utile à mes semblables », vous déciderez probablement de partager ce que vous avez appris. Vous pouvez écrire un livre expliquant la manière de pratiquer ce sport en toute sécurité. Ou encore dessiner une chaussure ou une jambière susceptible de réduire les risques d’avoir un accident comme le vôtre. Ainsi, tout en payant votre dette karmique, vous aurez également converti l’adversité en un bénéfice qui peut vous apporter abondance et satisfaction. C’est ainsi que s’opère la transmutation de votre karma en une expérience positive. Vous ne vous serez pas vraiment débarrassé de votre karma, mais, à partir d’un épisode karmique, vous deviendrez capable de créer un karma nouveau et positif.

La troisième manière d’agir sur le karma est de le transcender. Transcender le karma, c’est en devenir indépendant. Pour ce faire, il faut continuer l’expérience de l’ouverture, de la brèche, celle du Soi, de l’Esprit. Imaginez que vous laviez un vêtement sale dans un cours d’eau. A chaque fois que vous le plongez dans l’eau et le frottez, vous en enlevez quelques taches. Plus vous le lavez, plus il est propre. Vous laverez ou transcenderez les graines de votre karma en pénétrant dans l’ouverture et en y revenant encore et encore.
Cela, bien sûr, s’obtient par la pratique de la méditation.

Toute action est un épisode karmique. Boire une tasse de café en est un. L’action génère la mémoire, et la mémoire possède la possibilité ou la potentialité de créer le désir. Puis le désir génère à nouveau l’action. L’ordinateur opérationnel de votre âme est fait de karma, de mémoire et de désir. Votre âme est un paquet de conscience possédant les graines du karma, de la mémoire et du désir. En prenant conscience de ces graines de manifestation, vous devenez un générateur de réalité conscient. En devenant un décideur, vous mettez en œuvre des actions qui seront source d’évolution pour vous comme pour votre entourage. Ceci est tout ce que vous avez à faire.
Aussi longtemps que le karma sera source d’évolution – pour le Soi2 comme pour tous ceux qu’il affecte -, alors les fruits du karma seront le bonheur et le succès.

Le karma est l’éternelle affirmation de la liberté humaine… Nos pensées, nos paroles et nos actes sont les cordes du filet que nous jetons autour de nous.
Swami Vivekananda3

Source: Les sept lois spirituelles du succès de Deepak Chopra (Editions J’ai lu)

Notes :

1 – Ivan Petrovitch Pavlov (1849-1936) est un médecin et un physiologiste russe, prix Nobel de physiologie ou médecine 1904 et lauréat de la médaille Copley en 1915.
2 – Soi.: Le Soi avec le S majuscule (parfois appelé « vrai soi » ou « Soi supérieur » par distinction avec l’ego, ou « soi », qui prend alors un petit ‘s’, dans l’acception spirituelle du terme et particulièrement dans les courants issus du Vedanta tel que l’Advaita Vedanta, désigne l’identité première et ultime de l’être.
3 – Swami Vivekananda (1863-1902): En sanskrit ‘viveka’ se traduit par « discernement » et ‘ananda’ par « béatitude ». Philosophe et instructeur spirituel, Swami Vivekananda a fait connaître l’hindouisme au monde occidental. Quant à ‘Swami’, il s’agit aussi d’un terme sanskrit qui signifie « ce lui qui sait, qui est maître de lui-même ou encore libre des sens »…

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