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Expérience d’un exercice de Qigong

Qi Gong - Le singe cueille le fruit

L’observation et la description de l’expérience vécue dans certaines techniques du corps (Mauss, 1936) permet d’enrichir l’étude qualitative des états de conscience du corps (Chenault, 2008). A cet égard, le cas du qigong est intéressant ; en France, cette pratique d’origine chinoise est identifiée notamment dans le champ de l’Education Physique en tant qu’Activité Physique de Développement Personnel (A.P.D.P.) définie dans les textes d’accompagnement du Ministère de l’Education Nationale en 2001. Littéralement traduit par David Palmer (2005) comme “maîtrise” ou “travail” (gong) du “souffle” ou de “l’énergie” (qi), cet art énergétique se compose de techniques qui s’enchaînent au rythme de la respiration. Outre l’aspect relaxant induit par la lenteur et l’attention silencieuse aux mouvements doux, les fédérations nationales constituées depuis 1989 en France soulignent que l’exercice régulier permettrait d’améliorer la circulation du Qi à travers des méridiens corporels. Cette énergie subtile ou “principe de réalité unique et un qui donne forme à toute chose et à tout être dans l’univers, et qui fait qu’il n’existe pas de démarcation entre les êtres humains et le reste du monde » selon Anne Cheng (1997) donne une dimension cosmologique à la conscience du corps ; développée dans les exercices. L’imaginaire physiologique du corps subjectif reconstitué laisse place à une pluralité de discours : religieux, martial, médical traditionnel ou même scientifique (Micollier, 1996).

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