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Corps, parole, esprit : les trois portes de la réalité humaine

Akong Rinpcohé
Crédit : BODHICHARYA.ORG

Quand on souffre et que les choses vont mal, on a tendance à se dire que c’est la faute des autres ou des circonstances. C’est plus commode et moins gênant que de se demander si, après tout, on n’y serait peut-être pas soi-même un peu pour quelque chose. Pour savoir d’où vient la souffrance, il faut d’abord comprendre les mécanismes de notre perception du monde. C’est à travers le corps, la parole et l’esprit, les trois composantes de notre individualité humaine, que nous communiquons avec notre environnement et que nous nous en formons une représentation.

Qu’on soit jeune, en pleine maturité ou d’un âge avancé, on a tous un corps de chair et d’os, de sang et de toutes sortes d’autres substances — un organisme complexe capable d’une multitude de sensations. On dispose également de la parole, cette capacité de parler et de communiquer au moyen de sons et de mots. Enfin, on est aussi doué de ce créateur de nos pensées et de nos sentiments, bons ou mauvais, qu’on appelle l’esprit. En ce qui nous concerne actuellement, le corps, la parole et l’esprit sont des réalités tangibles dont on fait l’expérience quotidiennement.

Le corps est l’instrument de notre activité, et il s’exprime par le mouvement. La parole produit les sons et les mots qui véhiculent ce qu’on veut exprimer. Quant à l’esprit, c’est lui qui anime les deux autres; il est la source de tout ce qu’on porte en soi de bon et de mauvais. Le corps et la parole sont un peu les pantins de l’esprit. Logiquement, cela voudrait dire qu’on peut leur faire faire ce qu’on veut, au gré de ses désirs. En fait, ça ne se passe pas du tout comme cela: on a tellement pris l’habitude de manipuler les gens et les événements qu’on a presque oublié les ficelles qui reliaient le corps et la parole à l’esprit, en nous-mêmes. Si bien qu’elles se sont distendues, et que le pantin ne répond plus très bien. On sent bien qu’il y a quelque chose qui cloche, on n’est pas satisfait du fonctionnement de la marionnette. On se sent frustré.

Le corps est l’instrument de notre activité, et il s’exprime par le mouvement. La parole produit les sons et les mots qui véhiculent ce qu’on veut exprimer. Quant à l’esprit, c’est lui qui anime les deux autres; il est la source de tout ce qu’on porte en soi de bon et de mauvais.

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