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Le problème du Soi (ou Âme)

Statue de Bouddha

[…] Au cours de l’opération de méditation introspective sur les aphorismes concernant l’Esprit Unique, le disciple se trouvera inévitablement face à face avec ce problème vieux comme le monde : qu’est l’homme ? Il se demandera intuitivement à lui-même : Pourquoi suis-je ? Que suis-je ? Suis-je un quelque chose, un soi, une âme, éternellement séparée et différente de toutes les myriades sans nombre d’êtres pareillement constitués que je vois autour de moi en des états d’existence divers ? Le monde ensorcelant des apparences est-il réel ? Tous ces objets inanimés et toutes ces créatures vivantes et respirantes, au milieu desquelles je me trouve, sont-ils réels ? Ou ne sont-ils, comme Bouddha le déclare, rien de plus qu’un mirage karmique, l’étoffe qui compose le rêve de la vie ?

Lorsque la vérité commence à poindre de l’intérieur, très faiblement au début, comme la conscience d’un homme qui s’éveille de la torpeur d’un sommeil provoqué par un somnifère, ou comme les premières lueurs de l’aurore dans le ciel oriental, le disciple comprend graduellement que c’est seulement en transcendant le domaine de la séparation et en atteignant la super-conscience de l’immuable unité de toutes choses, organiques ou inorganiques, qu’il peut résoudre ce vieux problème. Plus le disciple médite sur ce que le soi a de commun à tous les autres sois, plus il découvre le soi impersonnel commun à tous les autres sois. C’est pourquoi il arrivera à la conclusion que « si un seul et même facteur est le cœur de la personnalité de chacun, aucun individu, dans son essence réelle, n’a d’individualité. Il ne saurait y avoir quelque chose comme mon moi ; mais seulement le Soi1. »

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