Le voyage chamanique au tambour

[…]Le voyage au tambour est caractéristique d’un chamanisme Nord-asiatique (Sibérie-Mongolie) que l’on va d’ailleurs nommer « chamanisme à tambour » en opposition à un « chamanisme à psychotropes » utilisant des plantes pour ouvrir les perceptions (ayawasca1, peoytl2, iboga3…). Le voyage est en principe celui du chamane qui chevauchant son tambour comme une monture, va dans l’autre monde à la rencontre des esprits avec lesquels il va négocier la chance, la santé et la prospérité de ses clients. En Mongolie, le chamane confirmé est appelé « chamane à cheval », celui qui a un tambour, version avancée du « chamane qui marche à pieds », c’est-à-dire celui qui joue de la guimbarde en attendant de recevoir officiellement son tambour des mains de son maître initiateur. Le rôle du tambour est central dans le chamanisme nord-asiatique, l’objet est respecté : on ne saurait le poser au sol, le bousculer, ni le prêter, il est « animé » donc vivant pour ceux qui s’en servent, il est monture, vaisseau, moyen de transport… une longe est dessinée sur son flanc et des chevrons indiquent la colonne vertébrale de l’animal. Dans sa partie creuse, il est réceptacle des entités et objets invisibles, dont le chamane fait l’extraction, déblaie et nettoie son patient, il s’en sert comme d’un récipient qu’il ira vider au loin ou qu’il fait mine de jeter par la porte de la yourte. En contact direct avec les entités spirituelles qui vont l’aider dans sa mission, le chamane va volontairement dans leur monde négocier au mieux les intérêts de ses patients. C’est cette habilité, contrôlée et maîtrisée du voyage volontaire et autonome qui fait du chamane l’intercesseur privilégié entre les mondes. Son pouvoir vient de cette faculté à voyager à sa guise et à s’ouvrir à des perceptions que les autres n’ont pas. La peur qu’il suscite aussi : toujours à la marge, entre le visible et l’invisible, la transe qui lui ouvre les portes de la perception est vue comme transgressive, sauvage et libre, donc potentiellement dangereuse pour l’ordre établi.

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Les effets des vibrations sonores sur l’eau

Fréquences cymatiques des voyelles humaines, vitraux, cartographie des molécules Pi et Phi et ADN ... l'univers est la géométrie.
Fréquences cymatiques des voyelles humaines, vitraux, cartographie des molécules Pi et Phi et ADN…

Les effets des vibrations sonores sur l’eau et, par extension, sur les liquides corporels : sang et lymphe

Le son est un phénomène physique décrit comme une onde. Il peut traverser tous les états de la matière, gaz, liquide, solide ou plasma, à une vitesse dépendant du milieu. En traversant cette matière, il produit des vibrations qui sont à l’origine du procédé cymatique1.

La cymatique permet de visualiser le son par la mise en vibration d’un corps, comme le sable ou l’eau. En vibrant, celui-ci se déplace en fonction de la fréquence des oscillations, dessinant les mouvements qu’il subit.

Expérience cymatique menée uniquement avec l’eau et le son. Diapason : LA = 432 Hz – Battements binauraux : 8 Hz (gauche 480 Hz – droite 488 Hz) – 72 bpm

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L’apprentie chamane mongole

Chaman mongol

Désormais, la facilité d’accès de certaines régions jusqu’alors isolées et leur ouverture au tourisme, permet aux occidentaux d’aller sur le terrain, rencontrer cet « autre » chamanique. L’histoire de Corine est la plus complète et complexe que j’ai pu suivre sur plusieurs années. A la perte de son compagnon, Corine entre dans une profonde dépression et après quelques péripéties, elle est prise en charge par un chamane en Amazonie péruvienne. Elle suit un traitement aux plantes dont l’absorption de plantes psychotropes (Ayahuasca). Suite à ses visions, elle reçoit un message auditif en rêve qu’elle identifie comme de la musique mongole.

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Le quotidien d’un chaman mongol, en contact avec les esprits

Chaman bouriate (Sibérie)

Nergui est un boo, un chaman masculin. Il appartient aux Darhard, un groupe ethnique de Mongolie septentrionale qui a préservé son style de vie nomade traditionnel. Au quotidien, Nergui s’occupe de ses troupeaux de bétails. Mais il pratique aussi, comme de très nombreux autres Darhad, l’une des formes les plus pures du chamanisme.
Nergui se tient au milieu de la pièce, les yeux clos. Il oscille d’un côté et de l’autre, serre des bandes de tissus multicolores dans ses mains et psalmodie : « Grand ciel, s’il te plaît, viens ici. » Puis il entonne une mélodie répétitive d’une voix rauque : « Oh, grand ciel bleu qui est mon manteau, viens à moi. »
Nergui est un boo : un chaman masculin, en mongol. Il se voit comme un intermédiaire entre le monde visible et le monde caché des esprits et des dieux. Un peu partout en Mongolie, en Asie centrale et en Sibérie, des mystiques tels que Nergui raniment aujourd’hui d’anciennes traditions et attirent un vaste public réceptif à leurs rituels charismatiques.
Ayant médité et psalmodié, Nergui entre en transe. La transe ouvre dans le corps du chaman une voie à l’esprit du royaume invisible.

On trouve des chamans partout dans le monde, mais le mot « chaman » (« celui qui sait ») vient des Evenk, un peuple de gardiens de rennes du nord de la Sibérie.

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Les Maîtres du Tambour ; origines et pratique du tambour chamanique de Mario Mercier

Dans Les Maîtres du Tambour : Origines et pratique du tambour chamanique,  Mario Mercier explore la dimension magique et symbolique du tambour. Un essai très intéressant qui lie musique et chamanisme.

Je ne l’ai pas vu en vrai, mais voici la présentation de l’éditeur :

Il s’agit ici de tambours bien particuliers : les tambours des chamans altaïens1 qui font plus office de “moyens de transport psychique” que d’instruments de musique.

Leur caractéristique est d’être “vivants” car ils sont consacrés et font partie de l’identité et de l’intimité du chaman. Rappelons d’abord que le chamanisme est un état d’être, sans dogme, qui requiert le chemin qui a du cœur, en relation avec le monde de l’âme, des esprits, des forces de la nature… et que le chaman, cet homme-médecine, est aussi un poète et un artiste.

Son tambour lui sert de monture, l’aidant à se déplacer dans les dimensions autres, à convoquer ses esprits guérisseurs, à parcourir les mondes infinis de l’Esprit, à entrer en contact avec les esprits-maîtres de la nature, des animaux, des ancêtres… Si elle veut renaître et perdurer dans le monde moderne, la tradition chamanique se doit d’inventer une nouvelle forme d’expression sans dénaturer pour autant son fabuleux héritage.

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Médecine pour la Terre

Arbres

Au début, dans les stages en nature, j’étais réticent, très embarrassé de confier les énergies lourdes aux arbres pour les transmettent à la Source.  Au contact intime des arbres, j’ai acquis la conviction que si on le faisait avec éthique, en leur en adressant la demande et en les respectant, il n’y aurait aucun problème. Ils transporteraient ces énergies qui ont besoin de retourner à la Source sans en être affectés. Cela m’a profondément touché : ces êtres que nous malmenons tellement nous proposent leur aide. Ensemble. Ensemble, tout est possible ! Et quand nous le faisons, ils manifestent leur joie.

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Le tambour et le voyage chamanique


Lorsque les chamanes  » voyagent « , ils ne se transportent pas vers l’extérieur, sur toute la surface du globe, mais vers l’intérieur, sous l’effet de la pulsation rythmique du son. Au lieu de déplacer leur corps par les moyens physiques ordinaires, ils se meuvent dans des états de conscience modifiés qui leur donne accès à des réalités sises au-delà de nos perceptions normales. Michael Harner1 nomme cet état modifié l’Etat de Conscience Chamanique (ECC). Habituellement, c’est le battement du tambour qui aide le chaman à se mettre en ECC. Bien que certaines cultures utilisent d’autres instruments de percussions, comme les hochets et les baguettes, selon Jeanne Achterberg2, le tambour  » demeure le moyen le plus important pour pénétrer dans d’autres réalités et l’une des caractéristiques les plus universelles du chamanisme.  »

Les raisons pour lesquelles les battements du tambour produisent un effet aussi puissant ne sont pas clairement élucidées. Les scientifiques ont cependant découvert que l’écoute d’un rythme monotone facilite la production d’ondes cérébrales alpha et thêta, différentes des ondes bêta qui caractérisent la conscience ordinaire, les yeux ouverts. D’après la représentation électroencéphalographique de Maxwell Cade3, le Miroir Cérébral, les ondes thêta (4-7 cycles par seconde) sont liées à la créativité, à une forte imagerie mentale et à des états extatiques.

Le lien entre tambour chamanique et élévation spectaculaire du nombre d’ondes thêta a été démontré au cours d’une de mes propres séances avec Anna Wise4, la protégée de Maxwell Cade, experte nord-américaine du Miroir Cérébral. Après avoir été raccordée à un électroencéphalographe, on m’a demandé d’établir des étalons de base en commençant par rester simplement assis les yeux ouverts, puis en fermant les yeux et en méditant, et enfin en imaginant certaines couleurs et scènes. Les ondes de mon cerveau liées à ces activités ne différaient pas de celles d’autres personnes. Toutefois, dès que je me suis mis à battre du tambour et à me mettre en état de conscience modifié, comme je l’avais fait des milliers de fois auparavant, lors de consultations ou d’ateliers chamaniques, l’amplitude des ondes thêta, notamment dans l’hémisphère droit du cerveau, grimpa immédiatement jusqu’au sommet de l’échelle du Miroir cérébral.

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Comment le tambour guérit le corps, l’esprit et l’âme

Le Tambour est fondamentalement une forme d’expression humaine que nous pouvons qualifier d’identique à la parole, et qui a vraisemblablement existé, bien avant que les hommes n’aient la capacité d’utiliser ses lèvres, la langue et les organes vocaux comme instruments de communication.

Le premier son que nous n’ayons jamais entendu alors dans… le ventre de notre mère, était le battement de son cœur, et le rythme de son souffle. Peu importe notre race, le sexe, l’âge, la religion ou le mode de croyances, cette expérience commune existe pour tous les êtres humains.

Lorsque les novices sont initiés au tambour, ils disent souvent: « Oh, je n’ai pas de rythme, » pour s’excuser de leur gêne et du manque d’imagination rythmique. La vérité est que NOUS AVONS TOUS LE RYTHME EN NOUS ! Le rythme est notre héritage naturel. Il existe dans notre corps, notre cœur, notre souffle. Il existe dans la vibration des atomes, les cycles des saisons, le tic-tac des horloges, l’orbite de la terre. Chaque élément de la Création contient le rythme!

Le Tambour est une pratique qui se retrouve à travers le monde et sa présence est dans toutes les cultures. Il a été utilisé pendant des siècles dans les rituels, les cérémonies, pour communiquer, dans les rites de passage, dans la musique et la danse, les célébrations, la guérison, la création des communautés et les événements culturels.

La thérapie par le tambour est une approche ancestrale qui utilise le rythme pour favoriser la guérison et l’auto-expression. Des chamans de Mongolie aux guérisseurs Minianka de Afrique de l’Ouest, les techniques thérapeutiques rythmiques ont été utilisées depuis des milliers d’années à créer et maintenir l’harmonie, la santé physique, mentale et spirituelle.

Les recherches scientifiques étudient aujourd’hui les effets thérapeutiques des techniques rythmiques ancestrales.

Les derniers résultats indiquent que le tambour accélère la guérison physique, stimule le système immunitaire et produit un sentiment de bien-être, une libération des traumatismes émotionnels, et la réintégration de soi. D’autres études ont démontré que le tambour apportait le calme, la concentration et favorisait la guérison sur les patients atteints d’Alzheimer, les enfants autistes, les adolescents souffrant de troubles émotifs, toxicomanes, personnes en état de choc, ainsi que les personnes en milieu carcéral et les sans-abri. Ces résultats démontrent que le tambour est un traitement efficace contre le stress, la fatigue, l’anxiété, l’hypertension, l’asthme, les douleurs chroniques, l’arthrite, les maladies mentales, les migraines, le cancer, la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, les accidents cardio-vasculaires, la paralysie, les troubles émotionnels, et un large éventail d’handicaps physiques.

Source : Jade Small, theopenmind.com

Reconnaître le pouvoir du tambour

Par Michael Harner1

« Tout avait commencé en 1948 au Pueblo Zuñi, au Nouveau-Mexique : j’avais été époustouflé par l’effet que pouvait avoir le son répétitif d’un tambour de cérémonie dans un contexte sacré, et j’y avais vécu, en fait, une véritable expérience religieuse. Puis au début des années 1950, j’eus l’occasion d’assister aux effets envoûtants des hochets Mohave et des Cahuilla, et des tambours en bois joués avec le pied lors des cérémonies sacrées dans les « roundhouses » de Californie du Nord .

Par la suite, dans les années 1960, je découvris que le tambour était utilisé dans un contexte spécifique de soins chamaniques chez les Salish de la côte Puget Sound, dans l’ouest de l’Etat de Washington, bien qu’il ne fût question chez eux d’aucun voyage. Peu à peu, mes lectures sur le chamanisme de diverses cultures m’amenèrent à conclure que, dans la grande majorité des cultures du monde, les chamanes n’avaient pas besoin d’ingérer ou d’utiliser des plantes psychotropes pour modifier leur état de conscience.

A cette même époque, je fis l’acquisition d’un tambour pueblo à double face dans l’optique de m’entraîner au voyage chamanique par ce biais. J’eus la surprise et le plaisir de découvrir qu’un rythme régulier et répétitif modifiait immédiatement mon état de conscience. J’étais donc capable d’effectuer des voyages chamaniques sans drogue ! Mais je n’aurais pas dû m’en étonner. Les chamanes, comme toujours, savaient ce qu’ils faisaient, car ils bénéficiaient de millénaires d’expérimentations.

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