Taichi Chuan, Qi Gong et la théorie du chaos mathématique

Symbole Yin-Yang

Le symbole Tai Chi, plus communément connu comme le symbole Ying Yang, est une indication claire que les anciens maîtres chinois de Qi Gong et de Tai Chi étaient en fait des pionniers dans le domaine de la théorie du chaos mathématique. Vous demandez peut-être, comment est-ce possible?

Vous avez peut être entendu parler de la suite de Fibonacci en mathématiques?

Il comprend les nombres 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21, 34, 55, etc.

Si vous regardez la séquence, vous découvrez que c’est une série sans cesse croissante des équations d’addition :

1 +1 = 2
1 +2 = 3
2 +3 = 5
3 +5 = 8
5 +8 = 13
8 +13 = 21
13 +21 = 34
21 +34 = 55
etc…

Ces nombres créent un modèle étonnant qui est reproduit partout dans l’univers et lorsque cette séquence mathématique est faite visuellement en créant des rectangles avec une longueur et une largeur de deux des nombres de cette séquence, il se constitue ce qu’on appelle le rectangle d’or1, ou un rectangle parfait. La complexité de la nature, le chaos apparent de la nature, commence à révéler un ordre supérieur.

Spirale de Fibonacci
La spirale de Fibonacci

Ce rectangle d’or peut à son tour être décomposé en petits carrés sur la base des nombres de la séquence de Fibonacci ci-dessus.

Poursuivre la lecture

Vivre à l’image de l’eau selon le Tao Te King

La fluidité de l'eau

« Rien dans le monde n’est plus malléable et plus faible que l’eau.
Mais pour attaquer ce qui est dur et inébranlable, rien ne la surpasse.
Rien ne peut la remplacer.
Le faible l’emporte sur le fort.
Le mou surpasse le dur.
Partout dans le monde, il n’y a personne qui l’ignore mais personne n’arrive à le mettre en pratique.
Par conséquent, le sage demeure serein même dans le malheur.
Le mal ne peut pénétrer son cœur parce qu’il a abandonné l’idée d’aider, il devient la meilleure aide des gens. Les paroles de vérité apparaissent paradoxales. »

(Verset 78 du Tao Te King)

Poursuivre la lecture

Swaiso – Balancer les bras aide à retrouver une bonne santé et le bien-être

Bodhidharma (Damo)
Statue de Bodhidharma, le fondateur légendaire du bouddhisme Ch’an (440 – ?) – Monastère Shaolin, province de Henan, Chine

Bodhidharma (Damo en chinois), fondateur légendaire du bouddhisme Ch’an en Chine, a conçu swaiso comme l’une des pratiques pour le développement global de l’être humain. Littéralement, swaiso signifie « balancer » ou « jeter ».

En balançant les bras avec le sentiment de rejeter les émotions négatives, les attitudes (comme les peurs, la jalousie, la cupidité, la colère, etc.) et les habitudes indésirables, on peut gagner de l’énergie positive. L’exercice swaiso est un moyen de prévention de la maladie ainsi que de guérison. C’est aussi un moyen de maintenir et de développer la santé. C’est facile et peut être fait par tout le monde, petits et grands pour avoir des effets remarquables sur des centaines de maladies.

C’est un exercice physique qui dissout les blocages et les tensions enfermés dans le corps. Divers types de cancers, pression artérielle élevée et basse, cirrhose de le foie, l’arthrite, la névrose, diverses maladies du système digestif, les maladies cardiaques, les maladies rénales sont soulagées.

Poursuivre la lecture

Le papillon

Le qigong du papillon
Crédit : PIXABAY – Le paon du jour (Inachis io)

Le papillon représente la joie, la beauté, la grâce et la légèreté de l’être. Dans le monde spirituel, il renvoie au pouvoir de transformation personnelle et à la transcendance de l’âme. Dans le chamanisme, le totem papillon se distingue des autres animaux totems par sa forte puissance de renaissance. En effet, avant d’être papillon, cet insecte est d’abord un œuf, puis il devient chenille avant d’être une chrysalide et finalement un papillon. Aucun animal ne peut se targuer de passer par autant d’étapes pour naître. Chaque nouvelle étape symbolise un changement dans la vie, le lâcher-prise sur ce que vous étiez pour apprécier ce que vous êtes devenu….
Poursuivre la lecture

Qi Gong – Le singe

Portrait de singe
Crédit : Pixabay

 

Le Qi Gong du singe fait partie de la série intitulée « le jeu des cinq animaux » créée par HUA TUO (110 – 220 après J-C), médecin sous la dynastie des HAN, pour fortifier le corps et le garder en bonne santé. Cette série propose d’imiter le comportement de cinq animaux, basées sur leurs habitudes comportementales : le tigre, le cerf, l’ours, le singe et la grue.

Le singe est bien connu pour son agilité, son don d’imitation, sa bouffonnerie. Il y a un aspect déconcertant dans la nature du singe, qui est celui de la conscience dissipée. Lie-tseu1 en fait un animal irritable et sot. L’agilité du singe trouve pourtant une application immédiate dans la Roue de la Vie2 dans le bouddhisme, où il symbolise la conscience, mais au sens péjoratif du terme : car la conscience, celle du monde sensible, saute d’un objet à un autre, comme le singe de branche en branche. De même la maîtrise du cœur, sujet au vagabondage, est-elle comparée, dans les méthodes de méditation bouddhiques, à la maîtrise du singe3.

Dans la pratique du Qi Gong du singe, on imite le comportement caractéristique de cet animal en essayant de s’approprier au mieux sa souplesse, son agilité et sa vivacité, et ce, tout en restant serein à l’intérieur.4

Continuer la lecture de Qi Gong – Le singe

L’automne

L'automne

L’automne est associé au POUMON, à l’OUEST, à la sécheresse, à la couleur blanche, à la saveur piquante… à la soirée…

Selon le chapitre 2 du SU WEN1 :

Les trois mois de l’automne sont appelés :
Surabonder et équilibrer ;
les souffles du Ciel se pressent,
les souffles de la Terre montrent leur munificence.
On se couche tôt, on se lève tôt,
on a les mouvements du coq.
On exerce le vouloir dans la paix et la tranquillité,
Pour adoucir l’effet répressif de l’automne,
récoltant les esprits et amassant les souffles,
secondant le riche équilibre des souffles de l’automne,
sans laisser le vouloir se répandre au dehors,
secondant la pureté propre aux souffles du poumon.
Ainsi se conforme-t-on aux souffles de l’automne,
la voie pour l’entretien de la récolte de la vie.

Poursuivre la lecture

Pratiques de mouvements spontanés en Chine

Burnout : les effets positifs du Qi gong

1. Le qigong spontané

Le nom de qigong spontané (Zi Fa Gong ou Zi Fa Dong Gong) est apparu au cours du 20ème siècle. Cependant, pour l’expert que nous avons suivi à l’institut de Qigong de Shanghai, ces exercices liés aux pratiques taoïstes sont au moins aussi anciens que les techniques de Daoyin (nom ancien du Qigong) dont les traces les plus objectives se retrouvent dessinées sur les soies du tombeau de Mawangdui, daté d’environ 168 av. JC. (Tavor, 2007 :47).

La discipline du Qigong en tant que telle est née après 1949, avec la naissance du Parti et son ambition de moderniser toutes les traditions du pays. Les pratiques de qigong, incluant les qigong spontanés sont devenues particulièrement populaires après la révolution culturelle (1966-1976) durant laquelle elles furent interdites. Le sociologue David Palmer relate comment cette « fièvre du qigong » a finalement été stoppée en 1999, après que le gouvernement ait décidé de contrôler et réprimer l’évolution religieuse de certaines associations qu’il considérait comme sectaire (Palmer, 2005). La forme la plus populaire de qigong spontané dans cette période fut certainement celle des ‘Cinq Animaux Spontanés’, compilée en 1981 par Liang Shifeng de la région du Guangdong. A l’institut de Qigong de Shanghai, le professeur Yang Yuanjing enseigna le Qigong spontané par acupression (DianXue ZiFaGong) durant les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix.

Continuer la lecture de Pratiques de mouvements spontanés en Chine

Expérience d’un exercice de Qigong

Qi Gong - Le singe cueille le fruit

L’observation et la description de l’expérience vécue dans certaines techniques du corps (Mauss, 1936) permet d’enrichir l’étude qualitative des états de conscience du corps (Chenault, 2008). A cet égard, le cas du qigong est intéressant ; en France, cette pratique d’origine chinoise est identifiée notamment dans le champ de l’Education Physique en tant qu’Activité Physique de Développement Personnel (A.P.D.P.) définie dans les textes d’accompagnement du Ministère de l’Education Nationale en 2001. Littéralement traduit par David Palmer (2005) comme « maîtrise » ou « travail » (gong) du « souffle » ou de « l’énergie » (qi), cet art énergétique se compose de techniques qui s’enchaînent au rythme de la respiration. Outre l’aspect relaxant induit par la lenteur et l’attention silencieuse aux mouvements doux, les fédérations nationales constituées depuis 1989 en France soulignent que l’exercice régulier permettrait d’améliorer la circulation du Qi à travers des méridiens corporels. Cette énergie subtile ou « principe de réalité unique et un qui donne forme à toute chose et à tout être dans l’univers, et qui fait qu’il n’existe pas de démarcation entre les êtres humains et le reste du monde » selon Anne Cheng (1997) donne une dimension cosmologique à la conscience du corps ; développée dans les exercices. L’imaginaire physiologique du corps subjectif reconstitué laisse place à une pluralité de discours : religieux, martial, médical traditionnel ou même scientifique (Micollier, 1996).

Poursuivre la lecture

Zhanzhuang : la posture de l’arbre

Zhanzhuang - Posture de l'arbre

Historiquement, les adeptes du qigong prennent comme première référence le Nei Jing Su Wen1. Cet ouvrage attribué à l’empereur Jaune, Huang Di, symbole paternel de la civilisation chinoise, remonterait à 2600 avant notre ère (). On trouve, dans ce texte clé pour les médecins traditionnels et acupuncteurs, les premières traces d’existence d’exercices du souffle qu’Henri Maspero2 (1971) identifiait en tant que techniques taoïstes de Longue Vie.

Chronologiquement, suit la présence du Bodhidharma3 au sixième siècle après J.-C., au temple Shaolin, sur le mont Songshan. La venue du moine bouddhiste aurait été essentielle dans la genèse des premières pratiques de wushu4() qui évolueront au fil du temps vers une riche diversité d’arts martiaux (Association chinoise du qigong pour la santé, 2009). Ainsi, l’enchaînement du yijinjing5(), également appelé « exercices d’assouplissement des muscles », serait un héritage de l’être éveillé repris par les moines combattants du temple pour accroître leur force et leur santé (ibid.).

Poursuivre la lecture

Transformer les émotions en Qi

Symbole Yin-Yang

Toutes émotions peuvent être transformées en énergie Qi (Chi). Pour commencer la pratique qui consiste à changer les émotions en énergie Qi, vous employez les visualisations de couleurs, des postures supplémentaires et des exercices sur les sons des organes.

La posture que vous devez adopter est une version modifiée de posture « I Chuan« 1, les bras « tenant le tonneau »2 devant vous.

Poursuivre la lecture