Le subconscient

Regard au fond de soi
Crédit : Pixabay

Dans le Védanta1, l’esprit subconscient est appelé chitta. Une grande part de son contenu consiste en expériences enfouies, en souvenirs repoussés à l’arrière plan mais pouvant être retrouvés.

Quand on vieillit, le premier symptôme d’une mémoire déficiente, c’est la difficulté à se souvenir du nom des gens. La raison n’et pas difficile à trouver : tous ces noms sont arbitraires, ils sont comme des étiquettes. On ne peut rien leur associer. C’est généralement par le biais d’associations que l’esprit se souvient, car ainsi les empreintes subtiles s’inscrivent profondément. Dans la vieillesse, on peut se souvenir de certains passages de textes étudiés au lycée ou à l’université, mais on a du mal à se souvenir le soir de ce qu’on lu le matin. Ceci est dû au fait que l’esprit a perdu sa capacité d’appréhender les idées. Les cellules sont sont dégénérées. Les surmenage mental, le non-respect de la chasteté, une vie remplie d’occupations, de soucis et d’anxiété entraînent rapidement des pertes de mémoire. Par contre, même dans la vieillesse, on peut se souvenir d’évènements lointains, car ceux-ci s’accompagnent d’associations.

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L’esprit et ses mystères

Swami Shivananda
Swami Shivananda

A l’instar d’un homme très affairé qui s’isole pour travailler en fermant les portes, l’esprit actif travaille seul dans un rêve en fermant les portes des sens.

L’esprit est une force née de l’âme. C’est par son intermédiaire que le Divin se manifeste en tant qu’univers différencié contenant des objets hétérogènes.

C’est esprit n’est tien de plus qu’une accumulation de pensées source de la pensée “je”. C’est donc cette notion de “je” qui constitue l’esprit.

L’esprit n’est qu’une collection d’empreintes subtiles, une série d’habitudes, un assortiment de désirs naissant au contact de divers objets. C’est aussi un ensemble d’émotions provoquées par les soucis de l’existence ordinaire, une collection d’idées auxquelles divers objets donnent naissance. Ces désirs, ces idées et ces émotions changent constamment. D’anciens désirs quittent sans cesse l’entrepôt de l’esprit pour être remplacés par de nouveaux.

A l’état de veille, l’esprit siège dans le cerveau, pendant l’état de rêve, dans le cervelet et pendant le sommeil profond, dans le cœur.

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À Wuhan, la méditation a contribué à préserver la santé mentale des individus en quarantaine

Pouvoir de l'esprit sur le corps
La pandémie liée au Covid-19 a conduit au confinement et à la mise en quarantaine de millions de personnes dans le monde. Ces mesures nécessaires ont néanmoins des effets psychologiques considérables sur les niveaux de stress, d’anxiété et de confusion de la population. L’isolement tend à détériorer la santé mentale (ennui, troubles dépressifs) et physique (notamment troubles du sommeil).

En pleine explosion du nombre de contaminations dans le monde, des chercheurs tentent de trouver des pistes pour aider les populations à faire face.

La méditation, remède contre l’anxiété

Dans ce contexte, une étude vient tout juste d’être publiée sur les effets d’une pratique méditative de pleine conscience quotidienne sur des personnes placées en quarantaine.

Entre le 20 février et le 2 mars 2020, trois chercheurs de China Europe International Business School (CEIBS) et de l’Université nationale de Singapour ont mené une étude sur des habitants de la province de Wuhan. Le premier objectif était de tester l’hypothèse selon laquelle la pratique quotidienne de la pleine conscience aiderait les participants de l’étude à mieux gérer l’anxiété causée par les annonces régulières de l’accélération du nombre de contaminations et de décès par Covid-19 en Chine. Le second objectif visait à étudier les effets de la pleine conscience sur le maintien d’une bonne qualité de sommeil, dont de nombreuses études ont démontré qu’elle pouvait être fortement affectée par le stress.

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La loi du karma ou loi universelle de cause à effet

Karma - La loi universelle de cause à effet

Chaque action génère une force qui revient vers nous telle qu’elle a été mise en œuvre… Nous récolterons ce que nous avons semé. Lorsque nous choisissons d’agir pour apporter le bonheur et le succès aux autres, alors les fruits du karma (कर्म) sont le bonheur et le succès.

Enseignement de Deepak Chopra

[…] Le karma représente en même temps l’action et la conséquence de l’action. Il est simultanément la cause et l’effet, car chaque action génère une force qui revient ensuite à nous telle qu’elle a été mise en œuvre. Il n’y a rien d’exotique dans la Loi du Karma. Tout le monde connaît l’expression « Nous récoltons ce que nous avons semé ». Ainsi, à l’évidence, si nous voulons créer le bonheur dans nos vies, nous devons apprendre à semer les graines du bonheur. Le karma implique donc un choix conscient.

Vous et moi disposons d’une infinité de choix. A chaque moment de notre existence, nous sommes plongés dans le Champ de tous les possibles. Celui-ci nous offre l’accès à une infinité de choix. Quelques-uns se font consciemment, mais d’autres inconsciemment. La meilleure manière de comprendre la Loi du Karma et de l’utiliser dans toute sa puissance, est de devenir conscients de nos choix.
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L’acceptation

Mouvement de l'eau à travers les rochers

Il est très facile de juger, mais bien plus difficile d’accepter chaque moment tel qu’il est, juste comme il est, sans vouloir le changer, le modifier d’une façon ou d’une autre. Nous nous évaluons, nous comparons sans cesse, d’une manière plus ou moins subtile. Il est bien plus bénéfique d’accepter chaque moment, le laisser être, nous permettre d’être nous aussi.

En général, nous résistons ou refusons ce qui est. Mais nous ne sommes pas ici pour rendre les choses parfaites.
Lorsque nous commençons à accepter chaque moment juste comme il est, les autres justes comme ils sont, nous-mêmes comme nous sommes, alors chaque instant est parfait. C’est un grand soulagement.

L’acceptation n’est pas la résignation, la passivité, l’abandon, c’est plutôt permettre aux choses d’être sans les rejeter. Le Dhamma1 nous enseigne justement de ne rien exclure. Mais la réalité est que nous ne pouvons ou ne voulons pas la supporter.

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Qu’est-ce que la méditation ?

Depuis des milliers d’années, les pratiquants connaissent les bienfaits de la méditation, ce que confirment les recherches scientifiques de ces dernières décennies. La méditation n’est pas une croyance ou une religion et ne nécessite pas d’être moine ou ascète et de se retirer du monde pour pratiquer. Nul besoin non plus de changer sa vie pour s’y exercer. Cet art est accessible à tous.

La méditation consiste essentiellement à s’entraîner à porter l’attention vers l’intérieur de soi et à s’exercer au lâcher-prise où l’on accepte que les pensées défilent, “comme des nuages dans le ciel”, sans pour autant se laisser captiver par elles.

Quand nous méditons en pleine conscience, nous choisissons un objet qui peut être l’écoute d’un son, de sa propre respiration ou la contemplation d’une image mentale,… sur lequel nous concentrons notre esprit. Au début, il est normal d’être souvent distrait car l’attention n’est pas suffisamment développée pour la maintenir solidement sur l’objet de la méditation. Lorsque ces distractions se produisent, que ce soient des pensées, des bruits, des odeurs, il suffit de laisser l’attention aller vers eux et de les considérer comme des objets de méditation, et d’observer ce qui vient sans jugement de valeur, sans chercher à comprendre, sans s’y attacher et sans les rejeter. Ce “vagabondage” de l’esprit terminé, l’attention retourne tranquillement à l’objet initial de la pratique. De cette façon, nous restons conscients de tout ce qui arrive et de tout ce qui se présente aux portes de nos six sens. En gardant l’esprit fixé sur l’objet de méditation.

“Le méditation consiste à être conscient de chaque pensée, de chaque sentiment, à ne jamais les juger en bien ou en mal, mais à les observer et à se mouvoir avec eux. En cet état d’observation, on commence à comprendre tout le mouvement du penser et du sentir. De cette lucidité, naît le silence.”
Jiddu Krisnamurti (1895-1986)

Les techniques de méditation sont nombreuses et peuvent se pratiquer debout, assis, en marchant, les yeux ouverts, mi-clos ou fermés, silencieusement ou en répétant un son ou une formule (mantra), l’esprit concentré sur une image ou non. Toutes ces méthodes consistent d’abord de s’entraîner à maintenir son attention et à empêcher l’esprit de se laisser distraire par les pensées qui surgissent sans cesse. A cette fin, la plupart des approches préconisent de se concentrer sur un objet qui occupe tellement l’esprit qu’il se laissera de moins en moins distraire par les pensées.

Exemples de techniques de méditation
– Une vibration sonore : la syllabe germe “AUM”, par exemple, peut être prononcée (chantée) à voix haute ou répétée mentalement.
– Une image mentale : une fleur, un arbre, la lune, un lac. De façon plus générale, ce peut être un paysage ou quoi que ce soit qui nous inspire et nous apaise.
– La respiration : la technique probablement la plus courante aujourd’hui consiste à écouter/ressentir le mouvement de l’air qui entre dans le corps, qui en est expulsé, qui entre encore… Comme la respiration est un mouvement permanent et infaillible, elle est un bon moyen pour ancrer l’attention.
Pratiquées quotidiennement ces techniques amènent un apaisement du mental et le rétablissement de l’harmonie entre le corps et l’esprit.