Hanumān

Hanumān

Hanumān (en sanskrit “pourvu (mân) de [fortes] mâchoires (hanu)”) est dans l’hindouisme un vanara, héros du Rāmāyaṇa, une épopée qui raconte le périple de Rāma.

Fils de Pavana, le dieu du vent, et de la déesse Anjanā, il a l’apparence d’un singe et plus précisément d’un langur à face noire (Semnopithecus entellus). Il est décrit comme assez fort pour soulever des montagnes, tuer des démons et rivaliser de vitesse avec Garuda, l’oiseau véhicule de Vishnou.

Dans l’hindouisme moderne, c’est un dieu très populaire dans les villages.

Hanuman

Rāmāyaṇa

Rāmāyaṇa

Rāmāyaṇa est la plus courte des deux épopées mythologiques de langue sanskrite composées entre le IIIe siècle av. J.-C. et le IIIe siècle de notre ère. Constitué de sept chapitres et de 24 000 couplets (48 000 vers), le Râmâyana est, comme le Mahabharata, l’un des textes fondamentaux de l’hindouisme et de la mythologie hindoue.

Rāmānuja

Rāmānuja

Rāmānuja (XIe-XIIe siècle), né dans la région de Kanchipuram, est un mystique, philosophe et théologien de l’Inde. Brahmane tamoul, il fut un grand commentateur du viśiṣṭādvaita, une école du Vedānta, influencé par Yāmunācārya. Il est considéré comme le troisième plus important Ācārya par les Sri Vaishnavas. Il fut l’adversaire de la philosophie de Shankara (qui vécut bien avant lui), lequel réservait son enseignement aux “Deux-fois-nés” (Dvija), aux membres des castes lettrées.

Son influence a été importante, donnant les fondements philosophiques à la pratique de la dévotion (bhakti) qui est devenue une composante essentielle de l’hindouisme.

Ramanuja

Viśiṣṭādvaita

Viśiṣṭādvaita

Viśiṣṭādvaita ou Vishishtadvaita (du sanskrit viśiṣṭa qualifé, distinct, et advaita non dualiste) désigne traditionnellement l’une des principales écoles du Vedānta, enseignée essentiellement par Rāmānuja. Cette doctrine relativise celle de Shankara, le non-dualisme (a-dvaita) entre le Soi individuel (atman) et le brahman, en affirmant qu’ils ne sont pas entièrement identiques, que l’atman, ainsi que le monde matériel sont bien réels et que s’ils ne sont pas distinct de “Dieu” (brahman) du point de vue de celui-ci, ils sont distincts (viśiṣṭa) de lui en tant que “modes” (prakara)

Madhvācārya

Madhvācārya

Madhvācārya, Madhvacarya ou Madhva, également appelé Anandatirtha, Anandagiri ou Anandajnana, est un philosophe hindou, fondateur du système Dvaita qui est une des trois principales écoles du Vedānta, école qui reconnaît la dualité. Celle-ci appartient à la tradition philosophique astika, qui reconnaît l’autorité des Vedas.

Dans le système philosophique de Madhva, le Brahman (l’Âme universelle, l’Absolu, le Divin), la matière (monde des phénomènes, la Nature) et les âmes (individuelles, qui se réincarnent depuis toujours) constituent les trois réalités majeures…

Madhvācārya

Umā

Umā

Umā est un des nombreux noms donnés à la parèdre (l’épouse) de Shiva, le plus communément utilisé étant celui de Pārvatī (“la montagnarde”). D’étymologie incertaine, le nom d’Umā est compris par les théologiens brahmaniques comme évoquant la lumière, et tout particulièrement la clarté intellectuelle, la connaissance métaphysique.

Pārvatī

Pārvatī

Pārvatī ou Parvati est une déesse hindoue. Son nom signifie “femme de la montagne”. Elle est la réincarnation de Sati, la première épouse de Shiva, qui s’est immolée dans le feu sacrificiel de son père Daksha. Sœur de Vishnou et épouse de Shiva, elle est considérée comme “principe féminin suprême” par les shaktas et dans certains cultes tantriques. En tant que shakti de Shiva, elle est à la fois puissance de procréation et de destruction.

Sarasvati

Sarasvati

Sarasvati : déesse de la connaissance, de l’éloquence, de la sagesse et des arts1, était aussi à l’époque védique, la divinité des rivières. Assimilée à Shatarupa, la “multiforme”, elle est à la fois l’épouse (shakti), la demi-sœur et la fille de Brahma, le dieu créateur de la trimurti indienne ; leur union souligne la notion que la connaissance est une condition sine qua non de la création. Elle est Vach, le “Verbe originel et créateur”.

Sarasvati naît par scissiparité de l’œuf de Brahma. À l’aube du monde, Brahma tombe amoureux de sa première création, Sarasvati, et se fait pousser cinq têtes pour pouvoir la contempler et la surveiller en permanence. Rudra, figure primitive de Shiva, arrache une de ces têtes par jalousie.

Sarasvati transmet alors à Brahma la discipline de l’esprit et les enfants de la déesse, les Veda, enseignent à Brahma comment échapper aux distractions et aux tentations du monde sensuel. Depuis, les quatre têtes restantes de Brahma chantent les Veda.

La Déesse Sarasvati, épouse du Dieu Brahma

Lakṣmī

Lakṣmī

Lakṣmī ou Lakshmi est la déesse de la Fortune, de la prospérité, de la richesse et de l’abondance. Elle est l’épouse de Vishnou.

La déesse Lakshmi apporte la prospérité, mot qui regroupe différents aspects. On en distingue seize, à savoir : (1) la renommée, (2) la connaissance, (3) le courage et la force, (4) la victoire, (5) de bons enfants (6) la vaillance, (7) l’or et les biens matériels, (8) la nourriture en abondance, (9) le bonheur, (10) la félicité, (11) l’intelligence, (12) la beauté, (13) un but Supérieur, une pensée élevée et la capacité de méditer, (14) une bonne moralité et éthique, (15) une bonne santé, (16) une longue vie. Elle est aussi la déesse de la beauté.

C’est une bienfaitrice qui aide à développer la richesse intérieure. Or et bijoux sont ses symboles.

La Déesse Lakshmi, épouse de Vishnou

Guṇa

Guṇa

Guṇa ou guna. Au système dualiste et athée qu’est le Sāṃkhya, le Yoga de Patanjali mais aussi l’Ayurveda empruntent de nombreux éléments théoriques, dont les notions de Puruṣa, de Prakṛti et des trois guṇa.

Pour le Sāṃkhya et le Yoga, les gunas se répartissent en trois substances essentielles :

sattva, la pureté, la vérité ;
rajas, l’énergie, les passions, la force, le désir ;
tamas, l’obscurité, les ténèbres, la lourdeur, l’inertie.

Ces trois guṇa, indépendants en eux-mêmes, s’entremêlent sans cesse dans la nature différenciée et leur action réciproque commande toute l’évolution de la matière. Il importe de cultiver Sattva dans un premier temps, puis de le transcender.