L’énergétique dans les pratiques taoïstes

C’est sans doute le domaine qui est le plus connu du tantrisme et aussi celui qui est d’évidence le plus proche des pratiques taoïstes.

La compréhension tantrique du monde passe par la croyance en une énergie cosmique omniprésente qui anime chaque chose dans l’univers et qui prend dans l’être humain la forme de la Kundalini, symbolisée par un serpent femelle lové dans le bas de la colonne vertébrale. L’éveil tantrique passe par le réveil de ce serpent, soit spontané, soit induit par des techniques yoguiques.

Cette énergie monte le long des centres du « corps subtil » appelés « ran » (çakra, ce qui signifie « roue » en sanskrit) ou encore « padmas » (lotus) qui sont proches (mais non identiques) du concept taoïste de Champ d’Elixir [dan tian]. Elle met chacune de ces trois roues successivement en mouvement lors de son passage atteignant le sommet du crâne, à travers duquel elle s’unit au principe masculin de la divinité. Ainsi se réalise en l’adepte l’union sexuée des deux aspects de la divinité et donc de la fusion avec l’absolu propre à la mystique tantrique. Le taoïsme des Song1 adopta une image similaire de « roue » pour caractériser le mouvement énergétique dans le corps, c’est la « Roue à aubes » [he che] qui correspond à la circulation du Qi le long de la colonne vertébrale.

Par cette pratique, le tantrika pénètre d’autres niveaux de conscience qui se manifestent par l’acquisition de pouvoirs surnaturels, identiques à ceux que l’on attribue aux adeptes du Dao. Pour mobiliser cette énergie, on utilise le souffle vital « prana » à travers des exercices de yoga sexuels ou non. La méditation se fait en posture assise, les yeux mi-clos, la langue touchant le palais à la racine des dents supérieures.

Pour ceux qui sont accoutumés aux pratiques taoïstes, il y a des points communs troublants qui méritent d’être approfondis et dont l’origine reste difficile à déterminer. Les similitudes montrent qu’il pourrait avoir eu une communication entre les ascètes des deux traditions, et ce bien avant que le bouddhisme et le tantrisme ne mettent officiellement pied en Chine.

L’adepte taoïste, grâce à des méthodes respiratoires et à la concentration, mobilise l’énergie vitale le long de la colonne vertébrale (c’est un peu différent pour l’alchimie interne féminine), partant du coccyx [wei lü] (Fin de l’Estuaire), suivant la moelle épinière, jusqu’à pénétrer le cerveau [ni wan] (Boule de Boue). A l’issue de cette première étape, les « trois ingrédients » fusionnent et l’esprit originel [yuan shen] s’éveille. L’adepte est censé faire redescendre l’énergie par la face antérieure vers le bas-ventre, effectuant un cycle complet, appelé « orbite céleste » [tian zhou] ou encore « roue à aube » [he che]. Bien que, souvent, les concepts d’une tradition source ont été modifiés pour s’adapter à la tradition de destination, certaines notions semblent dans notre cas avoir été gardées telles quelles. Pour ce qui est de l’alchimie taoïste, il y a eu d’abord « fusion » entre les arts de la chambre chinois (non spécifiquement taoïstes) et les rituels sexuels tantriques sous les Sui2 ou les Tang3.

Taoïsme et tantrisme reposent sur l’union de deux principes mâle et femelle (le féminin est le processus créateur chez les tantriques, le masculin l’est chez les taoïstes), sur l’union avec l’absolu (une divinité dans le cas tantrique), sur l’omniprésence des principes féminins, la conception énergétique de l’univers et la représentation des démons, la nécessité de l’initiation et l’utilisation d’incantations. Du point de vue énergétique, les tantriques n’ont pas de conception cyclique typiquement chinoise. L’union se fait dès lors que la Kundalini monte au cerveau ce qui est rendu chez les taoïstes par la méthode du Retour pour Nourrir le Cerveau. (…)

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Notes

  1. Song : dynastie qui a régné en Chine entre 960 et 1279.
  2. Sui : dynastie qui a régné en Chine entre 581 et 618
  3. Tang : dynastie qui a régné en Chine entre 618 et 907

 

Le printemps selon la tradition chinoise

Plantation et procréation s’accordent avec le printemps… Les trois mois de printemps sont, dit-on, la période du commencement et du développement de la vie. Les respirations du ciel et de la nature sont prêtes à donner la vie ; ainsi tout grandit et prospère.

Tout renaît quand vient le printemps. Il est le commencement et la régénération de tous les êtres vivants. C’est pourquoi au printemps leur souffle d’abord doux et faible, leurs pouls d’abord lents et incertains, vont soudain surgir et se mettre à grandir, et c’est pourquoi la tradition compare alors la qualité des pouls printaniers à des cordes de luth.

Les gens marqués par le dynamisme du Bois ont un comportement qui aime surprendre. Ils sont comme les cordes de luth, souvent tendues : mais comme les cordes de l’instrument doivent être tendues pour exprimer un son, les gens marqués par le Bois ne peuvent agir que dans un état de tension. On pourrait dire qu’ils ont besoin d’un minimum de stress. Avez-vous besoin de stress pour agir ?

2. Le moment de la journée : le matin

C’est le moment où le jour naît, où le soleil se lève.

L’énergie active apparaît et s’accroît.

Les gens marqués par le Bois se mobilisent rapidement dans toute activité, pour autant ils ont souvent du mal à tenir la distance. A l’aise dans le 100 mètres, ils ont moins de goût pour le marathon.

Etes-vous du matin ?

3. L’orientation : l’Est

A l’est, apparaît le soleil qui va dynamiser les énergies pour commencer un nouveau cycle.

Si les gens marqués par le Bois ont, comme tout un chacun, besoin de tous les autres éléments pour tenir leur équilibre, il n’empêche qu’ils ne s‘activent vraiment qu’en présence de ceux qui sont plutôt dans la dynamique Feu.

4. Le climat : le vent

En fait les Chinois disent le feng, et le feng n’est pas réductible au vent, car le feng c’est le vent et tout ce qu’il transporte, germes de la vie, graines ou pollen.

Le feng, c’est le vent qui essaime les germes et qui les fait pénétrer.

Les gens marqués par le dynamisme du Bois se comportent comme le vent. Leurs activites sont erratiques, ils s’occupent de tout, pénètrent partout, ne restent pas en place. Ils dynamisent les uns (les gens feu), ils perturbent les autres (les gens terre), ils en épuisent aussi (les gens eau), mais ils sont calmés par les gens métal.
Etes-vous ainsi ?

Nous comprendrons tout cela en détail dans le chapitre intitulé : comment faire ?

5. La couleur : le vert et le bleu

(En langue chinoise ancienne comme en langue bretonne, le même mot désigne ces deux couleurs.) Dès que notre regard se pose sur la nature, nous constatons que la couleur de l’élément Bois est sans conteste majoritairement le vert, surtout au printemps.

Chez une personne, ce que l’on nomme la couleur (et qui est différent du teint) s’observe plus particulièrement autour des lèvres, et sur les tempes. C’est un peu comme la recherche de I’aura.

Certains prétendent également que si une personne s’entoure de vert ou de bleu et porte des vêtements verts ou bleus, à l’exclusion des autres couleurs, elle révèle un besoin de nourrir son Bois. Le fait qu’elle déteste le vert ou le bleu peut avoir la signification contraire.

Quel est votre choix préférentiel de couleur ?

6. La saveur : l’acide

Chaque élément comporte une saveur. Pour être équilibrée, l’alimentation doit nous apporter les cinq saveurs.
« La saveur acide nourrit le Bois » nous dit la tradition asiatique.

Il est intéressant de constater l’attirance de certains pour les saveurs acides.

Recherchez-vous les saveurs acides ?

Il est aussi intéressant d’observer des comportements, d’entendre des réflexions et de se dire d’une personne : « qu’est-ce qu’elle est acide ! », et en disant ou en pensant cela nous percevons l’énergie du Bois de la personne.

7. L’odeur : le rance

L’odeur qui imprègne un fruitier où sont stockés des fruits verts est l’émanation de l’énergie du Bois.

C’est l’odeur du Bois dans son harmonie. Le déséquilibre de l’élément marque une modification de l’odeur qui peut alors être en excès ou en carence. La carence ne s’exprime… que par l’absence, l’excès est carrément rance. Les enfants, tous les enfants sont régis par l’énergie du Bois, mais ceux qui sont particulièrement marqués par cette énergie ont une transpiration rance.

8. Le son : le cri

Nous retrouvons au niveau du son le dynamisme jaillissant du Bois. Il s’agit généralement d’une subtile domination de tonalité dans la voix, mais il arrive assez souvent que ce timbre particulier soit vulgairement criard, quels que soient les propos de la personne. Le cri accompagné d’une certaine agressivité, se retrouve dans l’intonation de la voix. En cas de pathologie du Bois, cette dominante sera exacerbée.

Votre voix est-elle criarde ?

9. La poignée de main

Lorsque deux personnes se rencontrent, il est coutumier qu’elles se serrent la main. Cela n’est pas anodin. D’ailleurs rien des comportements et des gestes n’est anodin. Pour autant il ne faut pas enfermer une personne dans sa manière de rire ou de serrer la main. Simplement, une indication plus une indication donnent au bout du compte un faisceau de présomptions sur la manière dont les cinq éléments se repartissent dans une personne.

La poignée de main d’une personne particulièrement marquée par l’énergie du Bois est tonique, mais sans trop de force. C’est une poignée de main que l’on pourrait qualifier de franche.

Comment est votre poignée de main ?

10. Le système organique : le système locomoteur

C’est ce système qui nous permet de nous déplacer en autonomie dans toutes les directions, de réaliser nos projets et d’actualiser nos décisions. Dans le langage des acupuncteurs ce système est nommé méridiens du Foie et de la Vésicule Biliaire, simplement parce que ces méridiens (qui sont des systèmes énergétiques) sont en relation avec le Foie et la Vésicule Biliaire.

Il est essentiel de noter que les orientaux considèrent les organes comme des fonctions agissant à tous les niveaux sur l’entité psychosomatique. Les fonctions du méridien dit du Foie sont celles d’un chef militaire, d’un général qui excelle dans l’élaboration d’une stratégie. Ce que les anciens ont nommé méridien de la Vésicule Biliaire occupe selon leur image la position d’un important officier supérieur éminent dans l’art de décider et de juger.

Mais la motricité n’est pas qu’au système locomoteur. L’énergie du Bois gouverne aussi les mouvements organiques internes et jusqu’à chaque cellule, mais aussi les mouvements psychiques.

C’est ainsi que les personnes très marquées par le Bois-Foie seront des gens pleins de projets, pleins d’idées nouvelles, et ceux marqués par le Bois-Vésicule Biliaire seront capables de prendre des décisions.

Ou au contraire, par carence du Bois, des gens incapables de projets et de décisions.

Qu’en est-il de votre capacité a faire des projets et a prendre des décisions ?

11. Organes des sens et orifices : les yeux

Cette correspondance, la tradition l’a établie parce que la première chose que fait un être humain en venant au monde (printemps de la vie), c’est d’ouvrir les yeux. C’est ce qu’il fait aussi le matin en se réveillant.
Si nous considérons que la fonction du Bois se rapporte à la prise de décision, au jugement, au projet, il est logique que l’organe de la vue lui soit relié. Même au niveau le plus banal, vision et vue sont nécessaires pour projeter et décider car la vision permet à l’organisme de s’adapter à l’environnement.

Les yeux sont les organes des sens aussi bien que l’orifice de l’élément Bois.

Lorsque nous voyons, nous recevons une information que nous allons utiliser comme guide de nos actes et de nos pensées. Les yeux, gouvernés par le Bois, doivent être clairs et nets afin de bien servir à la vue. Cécité, faiblesse de la vue, astigmatisme, myopie et presbytie, cataracte, yeux douloureux, toute déformation de la vision, tout symptôme intéressant les yeux sont gouvernés par l’énergie du bois et dune certaine facon donc en relation avec l’équilibre de l’énergie dans le Foie et la Vésicule Biliaire.

On conviendra aisément du rôle important de cette information dans l’établissement d’un bilan énergétique.

12. La sécrétion spécifique : les larmes

La sécrétion liquide associée au Bois sont les larmes.

Vous remarquerez qu’une personne sensible au vent et en présence de vent verra s’écouler des larmes.

De même les personnes sous la dépendance chronique de produits toxiques ont souvent les yeux larmoyants.

Supportez-vous le vent ?

13. Les tissus du corps : les muscles, les tendons et les ongles

Le Foie donne la force de vie aux muscles et aux tuniques (des organes). Cet énoncé s’applique plus aux tendons et ligaments qu’aux muscles. Ce sont les muscles qui nous dispensent la force physique et sont cause de notre faiblesse, s‘ils ne sont pas en bonne forme. Ils sont les facteurs de liaison qui nous permettent la mobilité. Les maladies qui affectent les tendons sont le plus souvent attribuées à l’état de l’énergie du Bois. Toute espèce de fatigue peut également être imputable à l’énergie du Bois. « Le Foie est la cause de très grandes lassitudes et agit sur les muscles. » (NB : le muscle, facteur de mouvement, est associé au Bois car ses fibres s’apparentent aux fibres végétales. Mais lorsqu’il s’agit de la plasticité des muscles, en fait du tissu conjonctif et de la forme du muscle, nous nous référons à l’énergie de la Terre.) « L’aspect des ongles des mains et des pieds peut dire si la condition de l’énergie du Bois est excellente et prospère… » Et cela se comprend. Ne dit-on pas « lutter bec et ongles » ? Les ongles ne sont-ils pas une arme défensive (les griffes).

Du fait qu’ils sont à tout moment à portée du regard, il nous est aisé de remarquer fréquemment les changements qui apparaissent sur nos ongles avant qu’aucun symptôme ne se soit manifesté. Chaque espèce de modifications, telles que stries, colorations, fissures, écaillements, fendillements, sillons, ongles incarnés, est significative de l’état de l’énergie du Bois.

14. Capacité de maîtrise

Ceci correspond de façon assez évidente aux fonctions de planification, jugement et décision que nous avons évoquées, ainsi qua la relation avec les muscles et les tendons qui, bien certainement, expriment la faculté de maitrise à l’intérieur de notre corps. Le défaut de coordination, le sentiment de panique par manque de plan, la faiblesse des décisions, peuvent symptomatiquement signifier que cette faculté est en dysharmonie.

15. L’art de vivre : le défi

Le défi c’est le challenge, le désir de lutter pour progresser.

Etes-vous ainsi ?

16. L’émotion : la colère

La capacité d’affronter ou de confronter est le sentiment comportemental d’un Bois équilibré. La colère quand elle est inadaptée à une situation, ou lorsqu’elle est chronique, est l’émotion du Bois. Elle relève, en exagération, du même dynamisme jaillissant. Souvenons-nous de la différence entre un sentiment et une émotion. Le sentiment est un mouvement affectif adapté à la situation, tandis que l’émotion est le mouvement affectif inadapté à la situation.

Chez une personne dont le Bois est en déséquilibre, on note la présence prononcée de colère — ou bien l’absence de colère. Trop de colère a un effet pernicieux sur notre motricité. Et lorsque nous parlons de motricité il ne s’agit de se limiter au système locomoteur. Les artères, le coeur ont aussi, par exemple, leur motricité. L’émotion du Bois peut aussi se traduire par une impression de constante irritabilité et d’être « à bout de nerfs » avec les autres, d’être sans cesse en état d’agressivité avec tout le monde, d’être furieux — contre soi-même sans raison connue. A l’opposé, on peut faire preuve d’une incapacité totale à exprimer sa rage, ses sentiments de frustration et son conflit intérieur. Cela aussi est destructeur.

Etes-vous facilement en colère ?

17. La faculté psychique : l’imagination

Qu’est-ce que l’imagination ? C’est avant tout la faculté de faire germer des idées. En effet, avant de réaliser la moindre action, il faut en avoir eu l’idée.

C’est grâce au Bois qu’existe l’imagination, et tout projet comprend une bonne dose d’‘imagination.

Etes-vous imaginatif ?

18. Les rêves associés au Bois

Si l’énergie du Bois est déficiente, les rêves sont d’arbres, de forêts, de montagnes… ou bien de combats et des batailles.

Si l’énergie du Bois est épuisée, le rêveur verra des champignons, il aura la sensation d’être couché sous un arbre sans oser se relever.

 

Source : L’énergie vitale des cinq éléments de Daniel et Morgan Lurent

L’énergie intérieure relie corps et âme

Pour les Chinois, sainteté et santé sont synonymes. Pour quels motifs, le travail du corps et celui de l’esprit seraient similaires ?

Corps et âme sont si proches et si intimement liés qu’il suffit de connaître l’un pour avoir accès obligatoirement à l’autre. Mais un travail corporel à l’orientale est toujours un travail intérieur qui ne peut se faire sans l’intervention du Qi. On pourrait dire à ce sujet que le Qi (le souffle) et le Shen (la puissance spirituelle) sont les messagers subtils qui relient corps et âme.
Seuls les gens qui détiennent les secrets du Qi ou ceux qui progressent dans cette voie de transmutation des énergies intérieures peuvent prendre conscience par paliers d’expérimentations du message vivant de Laozi1.

Tout le monde s’accorde à dire que l’âme est un agent essentiel de la vie, et un principe spirituel qui, uni au corps, constitue l’être vivant. Mais au fond, qu’est-ce que l’âme ? Chacun peut comprendre ce terme à sa façon. Certains se pencheront vers une interprétation sentimentale, d’autres vers un raisonnement intellectuel. L’âme semble être une notion tellement abstraite qu’il est difficile d’en parler et d’en donner une définition satisfaisante. On peut néanmoins rendre le sens de l’âme moins vague, moins palpable en éclairant la signification qu’il prend pour les bouddhistes et les taoïstes ; il suffit pour cela de prendre comme exemple la pratique du taiji quan (Taïchi Chuan), ce qui nous fera encore mieux comprendre le lien établi par les Anciens entre sainteté, santé et longévité.

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Les pratiques taoïstes avec les étoiles

Crédit :  A. Duro/ESO

Texte de Juan Li

Depuis les temps les plus reculés, les Taoïstes développèrent toute une gamme de pratiques en lien avec les étoiles de l’hémisphère nord. Ils avaient en effet constaté que les énergies célestes jouent un rôle décisif dans la vie des êtres humains. Au cours de la période préindustrielle, les êtres humains étaient étroitement connectés avec les cycles du soleil, de la lune et des étoiles pour tout ce qui concernait l’agriculture, les fêtes sacrées, l’investiture des personnages politiques, le début des guerres, la procréation et le commerce. L’énergie céleste était considérée comme le complément de l’énergie terrestre.

Dans la cosmologie taoïste, la création a lieu grâce à l’union de l’énergie céleste (Yang-masculine) avec l’énergie terrestre (Yin-féminine). Les Taoïstes avaient compris que la création ne peut se faire avec une seule polarité, et que l’union des deux polarités génère une force au-delà des polarités, une énergie d’harmonie qui est la matière première de toute création. Tout pratiquant qui travaille les énergies de l’univers doit développer une grande connaissance tant des énergies terrestres que des énergies célestes, qui émanent des étoiles, des planètes, des comètes et des galaxies.

L’importance de l’étoile Polaire

Localisation de l’étoile polaire par rapport à la Petite Ourse et la Grande Ourse

Les Taoïstes commencèrent par développer des pratiques directes tout d’abord avec l’étoile polaire (太子: Tài Zǐ en chinois). Cette étoile préside à l’axe central de la Terre et nous semble immobile, en raison de l’inclination de l’axe terrestre.

Les Taoïstes développèrent l’anatomie ésotérique du corps humain, le système des méridiens, à travers lesquels circule l’énergie vitale et qui sont en lien avec les organes et les fonctions vitales. Le système des méridiens est à l’image d’un arbre aux branches nombreuses dans lesquelles circule la sève qui nourrit les feuilles et les fruits. Toutes les branches de l’arbre sont en lien avec le tronc qui joue un rôle décisif dans le processus de circulation de l’énergie. Il est enraciné dans la Terre (Yin) et connecté avec le Ciel (Yang). Du point de vue taoïste, c’est l’union du Yang céleste avec le Yin terrestre qui permet au tronc de l’arbre de nourrir les branches afin que poussent les graines de la prochaine génération.

Le corps humain a aussi un tronc qui est connecté avec le Ciel et la Terre. C’est ce qu’on appelle le « canal central » (Chong Mai). Il se trouve au centre même du corps et le traverse du périnée au sommet de la tête. D’après les Taoïstes, tous les êtres vivants ont un canal central, qui fait le lien entre le Ciel et la Terre. La Terre, qui est un être vivant, a aussi un canal central, qui la traverse du pôle sud au pôle nord.

L’étoile polaire, qui préside au canal central de la Terre ainsi qu’à celui de tous les êtres vivant dans l’hémisphère nord, est l’énergie céleste clé de la création. Les Taoïstes commencent donc les pratiques avec les étoiles en se connectant consciemment à l’étoile Polaire.

L’énergie lumineuse qu’irradie l’étoile polaire présente des qualités que le pratiquant taoïste souhaite développer, comme par exemple un sentiment de stabilité et de calme. Le pratiquant qui souhaite rentrer dans un état de profond silence mental se connecte avec l’étoile polaire au début de la méditation. Il crée une ligne de contact directe entre la dimension subtile de l’étoile physique et le sommet de sa tête, le point par lequel passe son propre canal central. Si le dialogue interne recommence pendant la méditation, cela veut dire que le lien avec l’étoile polaire a été perdu et qu’il faut le rétablir.

L’étoile polaire irradie aussi une énergie qui aide l’être humain à persévérer dans tout ce qu’il fait, qui l’aide à conserver la pureté de son intention, quels que soient les obstacles. Il arrive souvent que les personnes ordinaires ne fassent preuve de persévérance que pour une courte durée. Grâce au flux d’énergie qu’ils établissent avec l’étoile polaire dans leurs méditations quotidiennes, les Taoïstes parviennent à développer une grande persévérance.

Tout processus créatif, toute pratique énergétique requiert une bonne connexion avec la Terre. L’étoile polaire favorise le développement d’une telle connexion avec la Terre, parce que l’énergie céleste a une forte tendance à pénétrer dans la Terre. Plus les pratiques énergétiques sont avancées, plus une connexion profonde avec la Terre est requise. C’est pourquoi les Taoïstes approfondissent leur connexion avec l’étoile polaire au fur et à mesure qu’ils progressent sur le chemin ésotérique.

Une autre qualité clé que l’énergie de l’étoile polaire aide à développer est celle de trouver le chemin à suivre dans tout ce qu’on fait. La clarté de l’étoile polaire engendre un état de clarté mentale et spirituelle qui permet au pratiquant de repérer la voie à suivre. La zone centrale du cerveau, où se trouvent les glandes pinéale et hypophyse, se développe. Les Taoïstes appellent cette zone la chambre de cristal ou chaudron supérieur. L’alchimie avancée taoïste se produit dans ce chaudron, quand la lumière céleste de l’étoile polaire se fond avec l’énergie Yin de la Terre. Le développement de la chambre de cristal à l’aide de l’étoile polaire permet au pratiquant d’entrer dans un état de profonde concentration dans lequel le sens du soi se dissout et le pratiquant expérimente un état de clarté suprême. Cette transcendance de l’ego individuel se réalise grâce aux hautes fréquences énergétiques produites dans la chambre de cristal. La capacité à maintenir cet état de haute fréquence joue un rôle décisif dans l’évolution humaine. Comme, selon les Taoïstes, la qualité énergétique que nous irradions attire une qualité semblable de l’univers, l’état suprême de calme qui se développe à partir de la chambre de cristal met en route un processus d’attraction et une connexion permanente avec les fréquences les plus hautes de l’étoile polaire. Les Taoïstes disent que lorsque le pratiquant en est là, il a ouvert les portes de l’étoile polaire et peut continuer son chemin au-delà de la dimension physique.

Le développement d’une connexion avec l’étoile polaire et le développement de la chambre de cristal vont de pair avec l’évolution énergétique du canal central, qui, rappelons-le, est présidé par l’étoile polaire. Au fur et à mesure que le canal central augmente sa fréquence, grâce au développement de la chambre de cristal, les méridiens, qui sont connectés avec le canal central, entrent eux aussi dans un processus évolutif. L’organisme entier augmente alors sa fréquence au-delà du niveau ordinaire et la conscience humaine, qui est attachée à la dimension physique par l’ego, commence à vibrer au-delà de la dimension physique. Les Taoïstes entrent alors dans la phase qu’on appelle le voyage céleste faute d’un langage approprié.

Les étoiles de la Grande Ourse

Dans la zone circumpolaire de l’hémisphère nord, l’étoile polaire joue le rôle d’axe central autour duquel les autres étoiles semblent tourner. Les Taoïstes considèrent l’étoile Polaire comme l’empereur céleste et les étoiles qui tournent autour d’elle comme les différents ministres et fonctionnaires célestes. Parmi les étoiles circumpolaires, on prête une attention particulière aux étoiles de la Grande Ourse (Beidou en chinois ou Boisseau du Nord). Ce groupe d’étoiles irradie tout un éventail d’énergies qui influencent les cinq éléments de la Terre et de l’être humain. De la même manière que l’énergie du ciel et de la terre se combinent pour produire de l’énergie créative qui circule du canal central vers les branches, l’étoile polaire envoie de l’énergie aux étoiles de la Grande Ourse et de là à tous les êtres vivants de la Terre.

Photo de la Grande Ourse : NASA

La première étoile de la Grande Ourse s’appelle, dans l’astronomie moderne, DUBHE (α). Elle irradie une forte énergie jaune qui renforce l’élément Feu et le Coeur de l’être humain. Sa lumière subtile protège le pratiquant et l’aide à développer les fréquences les plus élevées de l’énergie du Cœur comme l’amour et le respect profond.

La deuxième étoile de la Grande Ourse s’appelle MERAK (β). Elle irradie une forte lumière bleue qui renforce l’élément Métal et les Poumons de l’être humain. Sa lumière subtile aide le pratiquant à développer un courage spontané et une harmonie interne qui lui permettent de travailler dans des situations qui nécessitent un grand calme.

La troisième étoile de la Grande Ourse s’appelle PHEKDA (γ). Elle irradie une lumière blanche subtile qui renforce l’élément Bois et le Foie-Vésicule Biliaire de l’être humain. La lumière de Phekda produit une attitude de générosité, d’ouverture, de partage et facilite l’action immédiate.

La quatrième étoile de la Grande Ourse s’appelle MEGREZ (δ). Elle irradie une lumière blanche subtile qui renforce l’élément Terre et la Rate de l’être humain. L’énergie de cette étoile aide à développer le sentiment de possibilités infinies, caractéristique de l’univers lui-même. Le pratiquant dénué de cette conception travaille avec une perspective limitée et un potentiel réduit.

La cinquième étoile de la Grande Ourse s’appelle ALIOTH (ε). Elle irradie une forte lumière blanche qui renforce également l’élément Terre et cette fois l’Estomac de l’être humain. Son énergie aide à assimiler et intégrer les expériences vécues.

La sixième étoile s’appelle MIZAR (ζ). C’est en fait une étoile double, la deuxième étoile s’appelant ALCOR. Sa lumière blanche renforce l’élément Eau et les Reins. Elle renforce la confiance en soi, aide à dissiper la peur, à s’aventurer dans l’inconnu. Les Taoïstes se connectent avec la lumière subtile de MIZAR quand ils interrogent le I Ching1).

La septième étoile de la Grande Ourse s’appelle ALKAID (η). Elle préside la partie inférieure du corps humain et aide à développer la connexion avec la Terre, les racines et à garder la souplesse des articulations. Les ermites taoïstes qui vivaient dans les grottes froides des montagnes sacrées pendant l’hiver se connectaient avec ALKAID pour développer les pratiques de la chaleur interne qui leur permettaient de survivre malgré le froid et ce sans avoir besoin d’interrompre leurs pratiques de méditation.

Les pratiques taoïstes avec les étoiles ne se limitent pas aux étoiles circumpolaires. Au fur et à mesure que le pratiquant avance dans sa connaissance ésotérique, il est initié à d’autres sources d’appui célestes jusqu’à arriver au point où l’univers extérieur est clairement établi dans l’univers interne du pratiquant, dans son corps subtil. A ce moment, l’alchimiste taoïste reflète ici-bas tout ce qu’il y a là-haut.

Source :  I ChingDao

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Notes

  1. I Ching (également orthographié Yi King ou Yi-King) : manuel chinois dont le titre peut se traduire par « Classique des changements » ou « Traité canonique des mutations ». Il s’agit d’un système de signes binaires qui peut être utilisé pour faire des divinations.

Le Foie et ses fonctions psychiques

Le foie est le grand transformateur du Qi mental1.

Assure le dynamisme mental

Il met en mouvement le Qi mental et régule le degré de saine combativité nécessaire pour affronter les difficultés de la vie et faire des choix. Il ne trie pas véritablement (ce qui est l’attribution du coeur et de l’intestin grêle) mais il oriente le Qi mental afin qu’il puisse être utilisé de façon plus performante.

Filtre et fluidifie le Qi mental la nuit

Chaque jour, nos activités mentales désordonnent les éléments du psychisme et produisent des déchets. Nous accumulons des résidus du Qi mental dans les tissus nerveux et dans le sang. Un peu de nettoyage et de rangement s’avère donc indispensable.
Des études pertinentes ont montré que la composition chimique des larmes est différente selon l’émotion qui les engendre et que les larmes permettent d’éliminer des déchets produits par ces émotions. Ceci est une autre façon de mettre en évidence la relation d’influence que le Foie entretient avec les yeux dans sa fonction de filtration des éléments psychiques.
C’est pendant le sommeil que ces mouvements ont lieu. A la façon d’un ordinateur qui défragmente de temps en temps le disque dur, nous devons, pour bien fonctionner, reclasser les éléments disparates du psychisme.
Ainsi, la nuit, le cerveau se répare et se prépare, sans que nous y pensions le moins du monde.
Ce travail est effectué en grande partie entre 1h et 3h, période dite de magnitude, pendant laquelle le Foie est au maximum de son potentiel.
Les rêves nocturnes ne sont que l’expression des déchets mentaux qui surgissent à la surface au moment même ou ils sont éliminés. C’est pour cette raison que certains déséquilibres énergétiques du Foie entraînent des flux importants de rêves.

Enrichit le sang

Sans cesse et de façon cyclique, le sang stocké dans le Foie y est enrichi en éléments nutritifs indispensables à la fabrication du Qi mental. Lipides, glucides, minéraux, oxygène, constituent le Xiong Qi ou Zong Qi, énergie complexe2 composée du Qi des aliments (Gu Qi) et du Qi de l’air Qing Qi.

Planifie les décisions

Le Foie a aussi la charge de planifier l’action, c’est-à-dire qu’il organise la façon on doit procéder pour réaliser un acte instantané ou même une action sur le long terme.
C’est lui le stratège. Lorsque l’on dit que c’est le Foie, cela signifie qu’il est l’organe qui possède une action majeure, en synergie avec le cerveau, sur ce type d’affectation mentale. Cette explication est valable pour toutes les fonctions mentales de tous les organes.
Notre Foie est donc le planificateur et la vésicule biliaire, qui lui est reliée, est chargée de la mise à exécution. Elle agit au moment du passage à l’acte, en le favorisant. Ces deux organes gèrent donc ensemble l’élaboration et la mise en oeuvre des décisions, le mouvement, l’action.

Régule le Hun

En médecine chinoise, le Hun3, ainsi que le Po4, sont des dynamiques internes, propres à l’individu, résultant de mécanismes complexes. (…).
Le Hun, considéré comme une force interne, est installé dans le système énergétique du Foie. Il a pour rôle de favoriser la circulation du Qi mental dans toutes ses expressions. Il permet que se manifestent le désir, les projets, l’inventivité, l’apprentissage et tout ce qui permet d’aller de l’avant pour construire sa vie de façon volontaire. Il abrite la conscience ordinaire, ou conscience commune, et les systèmes de défense qui n’appartiennent pas à la conscience supérieure du Shen.
Le Foie permet donc au Qi mental de monter et de se manifester sous forme de créativité et d’imagination.
Le Hun peut être considéré comme la « force centrifuge » qui anime l’individu ou le moteur des mouvements d’extériorisation des puissances formatives de sa personnalité : l’énergie de la parole, la communication, les désirs – et la nature même du désir : la libido.
L‘énergie du Foie est le symbole de tout ce qui fait notre enthousiasme, de ce qui fonde nos élans de vie, notre capacité à nous tourner vers les autres – à prendre en compte leur présence.

Entretient la conscience

Une autre fonction du Foie est de permettre à l’autocritique de fonctionner, à  » l’oeil de la conscience  » de regarder avant de participer avec le cerveau aux corrections nécessaires pour que demeure I’harmonie. Ainsi, le Hun assiste le Shen, le Foie aide le coeur à gérer le regard de la conscience, celui que nous posons instinctivement sur nos pensées, nos paroles, nos actes, parfois de façon imperceptible, parfois de façon très présente, mais toujours en fonction du niveau de notre conscience.

Sources :
– Traité de psychologie traditionnelle chinoise (par Michel Deydier-Bastide)
– Passeportsante.net

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Notes

  1. Qi mental (Xin Qi) : Cette énergie est à la base  de toute la vie intellectuelle, émotionnelle et sensitive de l’être humain. Elle est le trait d’union entre le corps et l’esprit et permet l’élévation de l’être humain qui le souhaite,  de façon harmonieuse, c’est-à-dire sur les deux plans.
  2. Qi Complexe (Zong Qi) :  est parfois nommé « Qi de la poitrine » (Xiong Qi), ou « Grand Qi » (Da Qi), ou encore « Grand Qi de la Poitrine ».
  3. Hun : ce terme est traduit par « Âme psychique », parce que les fonctions des entités qui la composent (au nombre de trois) mettent en place les bases de la psyché et de l’intelligence. Les Hun sont apparentés au Mouvement Bois (ou élément Bois) qui représente l’idée de la mise en mouvement, de la croissance et du détachement progressif de la matière. C’est l’image des végétaux, organismes vivants – donc mus par leur propre volonté -, enracinés dans la Terre, mais dont toute la partie aérienne s’élève vers la lumière, la Chaleur et le Ciel.
    Les Hun, associés au Ciel et à son influence stimulante, sont la forme primitive de nos Esprits qui aspirent à s’affirmer et à se développer; c’est d’eux que proviennent l’intelligence intuitive et la curiosité spontanée caractéristique des enfants et de ceux qui restent jeunes. Ils définissent également notre sensibilité émotive : en fonction de l’équilibre des trois Hun, on sera plus enclin à privilégier le mental et la compréhension, ou alors les sentiments et le ressenti. Finalement, les Hun définissent notre force de caractère, notre force morale et la puissance d’affirmation de nos aspirations qui se manifesteront tout au long de notre vie.
  4. Po : ce terme se traduit par « Âme corporelle ». Les sept Po constituent notre Âme corporelle, car leur fonction est de voir à l’apparition et à l’entretien de notre corps physique. Ils se réfèrent au symbolisme du mouvement (élément) Métal dont le dynamisme représente un ralentissement et une condensation de ce qui était plus subtil, conduisant à une matérialisation, à l’apparition d’une forme, d’un corps. Ce sont les Po qui nous donnent l’impression d’être distincts, séparés des autres composantes de l’univers. Cette matérialisation garantit une existence physique, mais introduit l’inévitable dimension de l’éphémère. Tandis que les Hun sont associés au Ciel, les Po sont reliés à la Terre, à ce qui est trouble et grossier, aux échanges avec l’environnement et aux mouvements élémentaires du Qi qui pénètre dans le corps sous forme d’Air et d’Aliments, qui est décanté, utilisé, puis rejeté sous forme de résidus. Ces mouvements du Qi sont liés à l’activité physiologique des Viscères. Ils permettent le renouvellement des Essences, qui est nécessaire à l’entretien, à la croissance, au développement et à la reproduction de l’organisme. Mais, quels que soient les efforts des Po, l’usure des Essences mènera inévitablement au vieillissement, à la sénilité et à la mort.
    Après avoir défini le corps de l’enfant pendant les trois premiers mois de la vie intra-utérine, comme un moule virtuel, les Po, en tant qu’Âme corporelle, demeurent associés au Poumon, ultime responsable de la vie qui commence par une première respiration à la naissance et qui finit dans un dernier souffle à la mort. Au-delà de la mort, les Po restent attachés à notre corps et à nos os.

Yin Yang, une opposition créatrice

La vision taoïste propose un univers dont la partie perceptible par les sens est :

– en éternel processus d’expérimentation;
– un théâtre où s’interpénètrent, s’opposent et s’influencent mutuellement et cycliquement deux forces :

  • des Souffles dynamiques, transformateurs, séparateurs, multiplicateurs que l’on associe au principe Yang, plus masculin; et
  • des Souffles passifs, stables, structurants, condensants, unifiants que l’on associe au principe Yin, plus féminin.

A noter que le Yin contient l’essence (le germe) du Yang et inversement. Ce qui peut se traduire avec les exemple ci-dessous.

  1. L’immobilité contient le germe du mouvement et inversement,
  2. Avancer contient le germe de reculer et inversement,
  3. Elever contient le germe de descendre et inversement,
  4. Pivoter le corps à gauche contient l’essence de pivoter à droite,
  5. Etc…

Nous nous exerçons à mettre en pratique ces principes dans les cours de Qi Gong, de Taïchi Chuan et de Méditation

Le pas de Yu

Yu le Grand ou Da Yu, empereur légendaire de la dynastie de Xia

La danse est par excellence une activité qui relève à la fois du quotidien de la plupart d’entre nous mais également de l’occultisme. En effet, elle peut être considérée comme une pratique purement physique qui se restreint à mettre en mouvement notre corps. Cependant, elle peut aussi aller au-delà de cette dimension physique et pénétrer dans l’univers magique afin de nous connecter à une énergie provenant d’un ou de plusieurs Esprits de la Nature. La danse peut ainsi constituer ce « canal » qui unit le monde physique aux Forces de l’Invisible et par conséquent approfondir la connaissance de ce qui est caché en nous et autour de notre être. Elle permet ainsi de contribuer à notre recherche intérieure.

Le Pas de Yu est une des danses sacrées qui fut longtemps pratiquée par les prêtres taoïstes. Hommage dédié à l’Eau et à la Terre à l’origine, cette danse peut aussi constituer un moyen d’intégrer les enseignements de la Nature et d’assurer en nous un équilibre entre deux forces opposées en apparence mais complémentaires en réalité: l’énergie de la protection, de la détermination et de la persuasion et celle de l’adaptation, de l’observation et de l’écoute. En décrivant les origines de cette danse sacrée et son impact sur notre être intérieur, cet article a pour but de proposer au lecteur d’utiliser cette pratique afin de l’aider à surmonter ses craintes dans la sérénité, que ce soit face à des épreuves difficiles de la vie ou dans le cadre de la gestion de relations interpersonnelles. Cette danse dédiée à la Nature à l’origine peut appuyer tout un chacun à affronter les obstacles professionnels et privés rencontrés au quotidien en affirmant nos convictions les plus profondes tout en respectant les idées d’autrui et l’environnement dans lequel nous évoluons.

Une danse inspirée par un Empereur légendaire

Le Pas de Yu est une danse inspirée à l’origine de l’histoire de l’Empereur légendaire et fondateur de la dynastie des Xia : Yu le Grand ou Da Yu (2205 à 2197 avant notre ère). Considéré parfois comme étant mi-homme mi-dragon, il est devenu une figure emblématique de la mythologie chinoise et vénéré chez les Taoïstes comme le Dieu régissant les mers, les fleuves et les rivières.

Avant d’être empereur, Yu succéda à son père, Gun, dans ses fonctions de Ministre. Il reçut l’ordre à l’époque de l’Empereur Yao de maîtriser les eaux, en particulier celles du Fleuve Jaune, le Huang He, qui débordaient et menaçaient tout l’Empire. À cette fin, il conclut une alliance avec le Dieu du Fleuve Jaune, consistant à céder la moitié de son corps en recevant en échange la puissance nécessaire pour canaliser et diriger ce fleuve vers la mer, en particulier par la construction de canaux plus profonds. La légende raconte que ce travail d’aménagement de canaux et d’écoulement des eaux s’effectua selon un parcours dansé : hémiplégique à la suite de l’accord conclu avec le Dieu du Fleuve Jaune, Yu sautillait en traînant une jambe, mouvement qui devint par la suite le fameux « Pas de Yu ». Ce fut aussi à travers cette « danse » que Yu ordonna non seulement le territoire de l’Empire chinois mais aussi le monde qu’il stabilisa par cinq montagnes sacrées, représentant le centre et les quatre orients. Au regard de ces réalisations qui ont sauvé l’Empire, Yu fut considéré comme étant le seul ayant la vertu nécessaire pour régner sur l’Empire et devint ainsi le premier Empereur de la dynastie des Xia.

Depuis le début de l’ère chrétienne en particulier et pendant plusieurs siècles, le « Pas de Yu » fut une danse pratiquée par les croyants de la légende de Yu le Grand et par les prêtres taoïstes, lors de fêtes paysannes saisonnières.

Un hommage aux Esprits de l’Eau et de la Terre

Le « Pas de Yu » est une danse dévotionnelle car elle rend hommage aux divinités des Eaux et de la Terre. Elle est aussi une danse extatique nous permettant d’entrer en transe pour nous unir à ces divinités : en chinois, l’entrée en transe se traduit par « tiao chen » qui signifie littéralement « ballotter l’Esprit », « tiao » désignant plus spécifiquement le « sautillement ». À l’origine, elle est de plus une danse magique : l’entrée en transe et les incantations adressées aux divinités ont pour but d’obtenir un résultat magique précis, favoriser la tombée de la pluie en période de grande sécheresse afin de nourrir la Terre.

Le Pas de Yu se pratique de la manière suivante:

« Étant en station correcte, que le pied droit soit en avant et le gauche en arrière. Alors à nouveau, portez en avant le pied droit; faisant suivre le pied droit par le gauche, mettez-les sur la même ligne : c’est le premier pas. — Alors, qu’à nouveau soit en avant le pied droit. Alors, portez en avant le pied gauche; faisant suivre le pied gauche par le droit, mettez-les sur la même ligne : c’est le deuxième pas. — Alors, qu’à nouveau, soit en avant le pied droit ; faisant suivre le pied droit par le gauche, mettez‑les sur la même ligne : c’est le troisième pas. » (Ko Hong, Pao P’o tseu, chap. 17, traduit et cité par Marcel Granet, Danses et Légendes de la Chine ancienne, PUF, 1926, p. 223).

La pratique peut s’effectuer selon différents rythmes, de manière hésitante comme de manière précipitée.

À travers cette danse qui représente le sautillement de Yu provoqué par le dépérissement d’une partie de son corps, deux mouvements représentant symboliquement une communion avec les Éléments de la Nature, l’Eau et la Terre en particulier, peuvent ainsi être identifies :

  • le fait de porter en avant le pied gauche devant le pied droit ou de porter en avant le pied droit devant le pied gauche constitue le mouvement qui incarne l’ascension des montagnes : il s’agit de la connexion avec la Terre ;
  • le fait de faire suivre le pied droit derrière le gauche ou de faire suivre le pied gauche derrière le pied droit constitue le mouvement qui incarne le passage à gué d’une rivière ou d’un fleuve : il s’agit de la connexion avec l’Eau.

Le « Pas de Yu » s’effectuait à l’origine par une alternance de sautillements sur les pierres et le passage à gué des eaux. Piétiner les pierres était considéré comme un geste entraînant un certain roulement pouvant lui-même provoquer le Tonnerre et la pluie fécondante.

Ainsi, le « Pas de Yu » est la danse qui permet de canaliser et d’accueillir les forces des Esprits des Eaux et des Monts et, par conséquent, de favoriser la tombée modérée de la pluie afin de vaincre la sécheresse. La connexion avec les Esprits des Eaux et des Monts contribue également à intégrer en nous les propriétés des forces de ceux-ci : l’adaptation et la tempérance de notre comportement (Eaux), ainsi que la résistance et la force de persuasion face à toute épreuve de notre vie (Monts).

Une danse qui rééquilibre tout notre être

Si, aujourd’hui, le « Pas de Yu » n’est plus pratiqué en vue de faire tomber la pluie pour nourrir la Terre, il peut en revanche être utilisé pour mieux intégrer les propriétés des Éléments de l’Eau et de la Terre et les rééquilibrer en nous.

Pour ce faire, vous pouvez vous isoler à un moment de la journée où vous vous sentez calme et lorsque votre mental est suffisamment dénué de toute pensée positive ou négative, le matin avant d’entamer votre journée ou le soir après le travail par exemple. Il n’est pas nécessaire de faire appel à de la musique pour vous lancer dans cette pratique.

En vous mettant debout et en tenant votre corps bien droit afin de vous préparer à effectuer le « Pas de Yu », il est important que vous puissiez chasser les dernières pensées qui traversent votre mental afin de faire le vide en vous et d’être prêt à accueillir les énergies des Esprits des Eaux et des Monts.

Lorsque vous vous sentez prêt(e), commencez par rendre hommage à Yu, l’Empereur au pouvoir régulateur des Eaux et doté de la puissance qui vise à modeler la Terre en vue de creuser les canaux permettant d’écouler ces Eaux et de canaliser leur force. Visualisez bien ces deux énergies que symbolise l’Empereur Yu: elles ne sont pas contradictoires ou opposées, mais complémentaires. Lorsque vous avez rendu cet hommage, vous pouvez commencer à ressentir, l’une après l’autre, ces deux énergies comme les deux facettes d’une seule et même force, celle qui équilibre et régule votre être intérieur.

Dans un premier temps, votre corps se tenant droit tel un roc à la base ressent cette force des montagnes qui incarne la stabilité et la résistance face à tous les éléments perturbateurs venant s’immiscer dans votre vie quotidienne, ces derniers devenant désormais insignifiants. Vous pouvez renforcer cette enveloppe corporelle en plongeant votre mental dans le son « Di » signifiant la Terre en chinois.

Dans un second temps, vous pouvez tempérer cette sensation de protection, d’inflexibilité et de résistance face à toute épreuve, en plongeant votre mental dans le son « Shui » signifiant l’Eau en chinois. Chaque son « Shui » doit être perçu comme une coulée d’eau douce qui purifie votre corps et votre esprit et enrobe l’énergie de la Terre pour l’adapter et la modeler sans pour autant porter atteinte à votre être et à vos racines les plus profondes qui incarnent vos origines et votre identité propre. C’est ainsi que votre corps, qui était droit comme un roc, devient souple et animé par une envie de bouger à travers la tête, les bras, le bassin et les jambes. Vous pouvez à ce moment-là laisser votre corps se mouvoir lentement, sans gestes brusques.

Lorsque vous avez bien ressenti cet équilibre entre ces deux énergies à tel point que vous ne percevez plus qu’une seule et même force, vous pouvez commencer à effectuer le « Pas de Yu » selon la méthode décrite plus haut. Chaque mouvement symbolique de la danse doit être bien ressenti comme une communion avec chaque Élément et comme une intégration de ses propriétés en vous

  • le fait de porter en avant, dans un mouvement ascendant ou vertical, le pied gauche devant le pied droit ou de porter en avant le pied droit devant le pied gauche est une communion avec la Terre et doit renforcer en vous votre résistance, votre confiance et votre force de persuasion et de détermination face à toute épreuve de la vie ;
  • le fait de faire suivre, dans un mouvement horizontal, le pied droit derrière le gauche ou de faire suivre le pied gauche derrière le pied droit est une communion avec l’Eau et doit renforcer en vous votre capacité d’adaptation face aux évènements les plus difficiles de votre vie, votre force de réceptivité et d’écoute dans vos relations avec autrui sans que les débats et discussions qui peuvent parfois être tendus soient vécus comme des agressions mais plutôt comme un enrichissement pour votre évolution personnelle.

Vous pouvez reproduire le « Pas de Yu » autant de fois que vous le souhaitez, jusqu’à ce que les énergies des Esprits des Monts et des Eaux soient imprégnées en vous et n’incarnent plus que la force bienveillante de Yu, c’est-à-dire cette force équilibrante et régulatrice de vos instincts.

Lorsque vous ressentez cette sensation de paix en vous, vous pouvez rester encore quelques instants dans cet état, puis rendre hommage à l’Empereur Yu avant de revenir progressivement à vous.

Une énergie qui aide à surmonter nos craintes dans la sérénité

Le « Pas de Yu » est une danse qui incarne la force équilibrante de l’Empereur qui régit et maîtrise les forces considérables et puissantes des Eaux.

Il représente aussi de façon indirecte la force qui vise à modeler la Terre pour canaliser les forces des Eaux.

Mais au-delà de la maîtrise de ces deux Eléments, l’Eau et la Terre, il est avant tout la force qui concilie les puissances de ces deux grands Éléments. En effet, la légende raconte que, contrairement à son père qui construisait des digues et des murailles pour « contrer » ou « réprimer » les Eaux, Yu ouvrit les cours des fleuves et construisit de profonds canaux pour conduire leurs eaux vers la mer. Il respecta ainsi l’ordre de la Nature sans chercher à la « violenter » ou à l’« affronter ».

L’énergie de Yu, que nous ressentons à travers sa danse, est donc une force qui permet d’affirmer notre personnalité et de partager notre manière d’être et nos opinions avec conviction. Mais elle est également une force qui nous permet d’assouplir notre comportement, de nous adapter aux situations les plus difficiles et les plus inconfortables, ou encore de dialoguer avec des personnes dont nous avons la plus grande crainte car elles ont des opinions et des convictions très différentes des nôtres. Cette divergence de personnalités et les épreuves délicates de la vie ne doivent pas pour autant être un obstacle pour nous : elles constituent au contraire autant d’occasions d’approfondir notre recherche personnelle et d’enrichir notre expérience pour mieux progresser grâce aux leçons de la vie.

Ainsi, l’énergie de Yu est une force bienveillante qui peut vous accompagner et contribuer à garder votre confiance face à toute épreuve de votre vie quotidienne.

Sources :
Marcel GRANET, « Remarques sur le Taoïsme ancien », paru dans Asia Major, 1925, pp. 146-151.
Marcel GRANET, Danses et Légendes de la Chine ancienne, Paris, PUF, 1926.

Comment le tambour guérit le corps, l’esprit et l’âme

Le Tambour est fondamentalement une forme d’expression humaine que nous pouvons qualifier d’identique à la parole, et qui a vraisemblablement existé, bien avant que les hommes n’aient la capacité d’utiliser ses lèvres, la langue et les organes vocaux comme instruments de communication.

Le premier son que nous n’ayons jamais entendu alors dans… le ventre de notre mère, était le battement de son cœur, et le rythme de son souffle. Peu importe notre race, le sexe, l’âge, la religion ou le mode de croyances, cette expérience commune existe pour tous les êtres humains.

Lorsque les novices sont initiés au tambour, ils disent souvent: « Oh, je n’ai pas de rythme, » pour s’excuser de leur gêne et du manque d’imagination rythmique. La vérité est que NOUS AVONS TOUS LE RYTHME EN NOUS ! Le rythme est notre héritage naturel. Il existe dans notre corps, notre cœur, notre souffle. Il existe dans la vibration des atomes, les cycles des saisons, le tic-tac des horloges, l’orbite de la terre. Chaque élément de la Création contient le rythme!

Le Tambour est une pratique qui se retrouve à travers le monde et sa présence est dans toutes les cultures. Il a été utilisé pendant des siècles dans les rituels, les cérémonies, pour communiquer, dans les rites de passage, dans la musique et la danse, les célébrations, la guérison, la création des communautés et les événements culturels.

La thérapie par le tambour est une approche ancestrale qui utilise le rythme pour favoriser la guérison et l’auto-expression. Des chamans de Mongolie aux guérisseurs Minianka de Afrique de l’Ouest, les techniques thérapeutiques rythmiques ont été utilisées depuis des milliers d’années à créer et maintenir l’harmonie, la santé physique, mentale et spirituelle.

Les recherches scientifiques étudient aujourd’hui les effets thérapeutiques des techniques rythmiques ancestrales.

Les derniers résultats indiquent que le tambour accélère la guérison physique, stimule le système immunitaire et produit un sentiment de bien-être, une libération des traumatismes émotionnels, et la réintégration de soi. D’autres études ont démontré que le tambour apportait le calme, la concentration et favorisait la guérison sur les patients atteints d’Alzheimer, les enfants autistes, les adolescents souffrant de troubles émotifs, toxicomanes, personnes en état de choc, ainsi que les personnes en milieu carcéral et les sans-abri. Ces résultats démontrent que le tambour est un traitement efficace contre le stress, la fatigue, l’anxiété, l’hypertension, l’asthme, les douleurs chroniques, l’arthrite, les maladies mentales, les migraines, le cancer, la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, les accidents cardio-vasculaires, la paralysie, les troubles émotionnels, et un large éventail d’handicaps physiques.

Source : Jade Small, theopenmind.com

Reconnaître le pouvoir du tambour

Par Michael Harner1

« Tout avait commencé en 1948 au Pueblo Zuñi, au Nouveau-Mexique : j’avais été époustouflé par l’effet que pouvait avoir le son répétitif d’un tambour de cérémonie dans un contexte sacré, et j’y avais vécu, en fait, une véritable expérience religieuse. Puis au début des années 1950, j’eus l’occasion d’assister aux effets envoûtants des hochets Mohave et des Cahuilla, et des tambours en bois joués avec le pied lors des cérémonies sacrées dans les « roundhouses » de Californie du Nord .

Par la suite, dans les années 1960, je découvris que le tambour était utilisé dans un contexte spécifique de soins chamaniques chez les Salish de la côte Puget Sound, dans l’ouest de l’Etat de Washington, bien qu’il ne fût question chez eux d’aucun voyage. Peu à peu, mes lectures sur le chamanisme de diverses cultures m’amenèrent à conclure que, dans la grande majorité des cultures du monde, les chamanes n’avaient pas besoin d’ingérer ou d’utiliser des plantes psychotropes pour modifier leur état de conscience.

A cette même époque, je fis l’acquisition d’un tambour pueblo à double face dans l’optique de m’entraîner au voyage chamanique par ce biais. J’eus la surprise et le plaisir de découvrir qu’un rythme régulier et répétitif modifiait immédiatement mon état de conscience. J’étais donc capable d’effectuer des voyages chamaniques sans drogue ! Mais je n’aurais pas dû m’en étonner. Les chamanes, comme toujours, savaient ce qu’ils faisaient, car ils bénéficiaient de millénaires d’expérimentations.

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Les bienfaits d’une pratique régulière du Daoyin Qigong

Partie intégrante de la Médecine traditionnelle chinoise, le Qigong est une forme de gymnastique douce qui, si elle est pratiquée régulièrement, permet d’activer l’énergie vitale (Qi en chinois) et de renforcer les mécanismes d’auto guérison du pratiquant.

L’un des principaux bienfaits du Qigong est la réduction du stress, et l’ingrédient principal de la pratique est l’intention (Yi en chinois) qui utilise l’esprit pour guider le Qi. Alors que le Qi même n’a pas été mesurée, de multiples types de mesures démontrent les effets du Qi sur le corps.

Selon les buts recherchés, la pratique assidue des exercices de Qigong produit, entre autres, les effets bénéfiques avérés suivants :

Prévention

  • Améliore la souplesse, la détente, la relaxation, la gestion du stress, l’équilibre psychosomatique, une meilleure vitalité, la prévention des maladies, l’entretien de la mémoire et un meilleur sommeil.
  • Renforce les défenses immunitaires, la musculature, les tendons et les os,
  • Augmente la vitalité, diminuer la fatigue et améliorer la qualité du sommeil,
  • Retarde les effets du vieillissement.

Approche curative

    • Maladies cardiovasculaires,
    • Améliore la santé des personnes souffrant de :
      • Hypertension, insomnie,
      • Déficit oculaire,
      • Diabète, paralysie,
      • Maladies dégénératives,
      • Déficit profond de l’immunité,
      • Asthme et
      • Hypercholestérolémie.

Développement personnel

  • Améliore le contrôle des pensées.
  • Equilibre la réponse émotionnelle et le stress psycho-émotionnel ou affectif.
  • Favorise la mémorisation, l’effort intellectuel, l’imagination et la créativité.
  • Accroît le discernement et l’adaptabilité, la spontanéité et la réactivité.
  • Ouverture spirituelle
  • Favorise le développement de certaines qualités, comme le calme, la sérénité, le lâcher-prise et l’ouverture aux autres.

Ouverture spirituelle

  • Favorise le développement de certaines qualités, comme le calme, la sérénité, le lâcher-prise et l’ouverture aux autres.

Exemples d’exercices de Daoyin Qigong que nous enseignons

Le ralentissement des mouvements de notre corps synchronisé à la présence respiratoire est l’une des méditations les plus efficaces pour connaître de profonds états extatiques. (…) Tout mouvement du corps suffisamment ralenti nous fait toucher à l’harmonie lorsqu’on en prend l’habitude…
(Osho Bagwann Shree Rajneesh)