L’acceptation

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Crédit : PIXABAY

Il est très facile de juger, mais bien plus difficile d’accepter chaque moment tel qu’il est, juste comme il est, sans vouloir le changer, le modifier d’une façon ou d’une autre. Nous nous évaluons, nous comparons sans cesse, d’une manière plus ou moins subtile. Il est bien plus bénéfique d’accepter chaque moment, le laisser être, nous permettre d’être nous aussi.

En général, nous résistons ou refusons ce qui est. Mais nous ne sommes pas ici pour rendre les choses parfaites.
Lorsque nous commençons à accepter chaque moment juste comme il est, les autres justes comme ils sont, nous-mêmes comme nous sommes, alors chaque instant est parfait. C’est un grand soulagement.

L’acceptation n’est pas la résignation, la passivité, l’abandon, c’est plutôt permettre aux choses d’être sans les rejeter. Le Dhamma1 nous enseigne justement de ne rien exclure. Mais la réalité est que nous ne pouvons ou ne voulons pas la supporter.

Il ne faut pas vouloir nous accepter quand nous changerons ou quand nous évoluerons. Nous devons nous accepter maintenant tels que nous sommes. Il en est de même pour les autres. Nous ne devons pas chercher à les changer, mais les accepter comme ils sont maintenant.

En étant attentif. L’attention n’ajoute rien, ne juge pas, ne compare pas. Grâce à l’attention nous pouvons être conscients de ce qui est en train de se passer, de chaque moment, et nous pouvons observer comment nous y réagissons. Est-ce que nous nous y accrochons ? Est-ce que nous rejetons ? Que ressentons-nous dans notre corps ? Y a-t-il des contractions ou sommes-nous ouverts ?

Nous avons tendance à nous crisper quand nous ressentons des sensations désagréables, par conséquent nous ne leur permettons pas d’être complètement. Du fait des contractions, nous créons un blocage et nous ne pouvons voir clairement ce qui se passe. En fait nous essayons d’agir en sorte que les choses soient différentes, au lieu de les laisser être, de les observer avec attention, que ce soient des douleurs, de l’agitation ou de la tristesse. Si au lieu de les bloquer, de lutter contre, nous les acceptons, elles commencent à se calmer car l’énergie utilisée pour lutter et se contracter est libérée.

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