Le quotidien d’un chaman mongol, en contact avec les esprits

Chaman bouriate (Sibérie)

Nergui est un boo, un chaman masculin. Il appartient aux Darhard, un groupe ethnique de Mongolie septentrionale qui a préservé son style de vie nomade traditionnel. Au quotidien, Nergui s’occupe de ses troupeaux de bétails. Mais il pratique aussi, comme de très nombreux autres Darhad, l’une des formes les plus pures du chamanisme.
Nergui se tient au milieu de la pièce, les yeux clos. Il oscille d’un côté et de l’autre, serre des bandes de tissus multicolores dans ses mains et psalmodie : « Grand ciel, s’il te plaît, viens ici. » Puis il entonne une mélodie répétitive d’une voix rauque : « Oh, grand ciel bleu qui est mon manteau, viens à moi. »
Nergui est un boo : un chaman masculin, en mongol. Il se voit comme un intermédiaire entre le monde visible et le monde caché des esprits et des dieux. Un peu partout en Mongolie, en Asie centrale et en Sibérie, des mystiques tels que Nergui raniment aujourd’hui d’anciennes traditions et attirent un vaste public réceptif à leurs rituels charismatiques.
Ayant médité et psalmodié, Nergui entre en transe. La transe ouvre dans le corps du chaman une voie à l’esprit du royaume invisible.

On trouve des chamans partout dans le monde, mais le mot « chaman » (« celui qui sait ») vient des Evenk, un peuple de gardiens de rennes du nord de la Sibérie.

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Médecine pour la Terre

Arbres

Au début, dans les stages en nature, j’étais réticent, très embarrassé de confier les énergies lourdes aux arbres pour les transmettent à la Source.  Au contact intime des arbres, j’ai acquis la conviction que si on le faisait avec éthique, en leur en adressant la demande et en les respectant, il n’y aurait aucun problème. Ils transporteraient ces énergies qui ont besoin de retourner à la Source sans en être affectés. Cela m’a profondément touché : ces êtres que nous malmenons tellement nous proposent leur aide. Ensemble. Ensemble, tout est possible ! Et quand nous le faisons, ils manifestent leur joie.

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Communiquer avec les arbres – L’enracinement

L’enracinement est lui aussi un mode de communication spécifique. Il passe par le toucher, par le contact physique. C’est quelque chose de très courant et de nécessaire dans la pratique chamanique celtique, et très bénéfique dans la vie de tous les jours. L’enracinement aide à rester centré, lucide et présent, ce qui est indispensable à toute bonne pratique – énergétique, spirituelle ou autre – ainsi que dans notre quotidien. Un bon enracinement peut considérablement accentuer les bienfaits d’une pratique et améliorer vos journées. L’enracinement peut se faire tous les matins comme hygiène de vie, avant de commencer la journée.

Il peut même se faire à distance en sentant, en visualisant ou même en imaginant le contact avec l’arbre. Mais nous allons prendre ici un exemple concret avec un arbre bien réel. (…) On commence par prendre contact avec l’arbre choisi et on lui demande s’il veut bien nous aider à nous enraciner pour la journée. A nouveau, on ressent si sa réponse est oui ou non. Si c’est non, on le remercie et on cherche un autre arbre, et si c’est oui, alors on se place bien contre lui en s’adossant ou face à lui en l’enlaçant. On lui demande ensuite de nous aider à nous enraciner et on le remercie à l’avance. En contact avec l’arbre, on peut voir, sentir ou imaginer que notre dos, notre axe, se transforme progressivement en un tronc d’arbre identique à celui avec lequel on est en contact. Puis nos jambes commencent à leur tour à se transformer en racines. A chaque expir, elles poussent et plongent au pied de l’arbre. A chaque expir, le réseau des racines s’agrandit et se mêle aux racines de l’arbre. Celles-ci encouragent les nôtres à les suivre toujours plus loin, toujours plus profondément. Il n’y a plus aucune limite, tout devient possible, le réseau peut s’étendre bien plus loin que dans la réalité.

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