Les ruses du mental et comment les déjouer

Helix Nebula (Oeil de Dieu)
Helix Nebula (NGC 7293)  ou nébuleuse de l’Hélice est une nébuleuse planétaire située dans la constellation du Verseau, à proximité du Poisson austral. Sa forte ressemblance avec un œil humain lui a valu le surnom de « l’œil de Dieu ».

Un enseignement de Bhagwan Shree Rajneesh
4 octobre 1972, Bombay, Inde.

(…) Méfiez-vous de ce que vous dit votre mental. N’ayez pas trop confiance en lui. Nous ne doutons jamais de lui. On doute de tout et de tout le monde, mais jamais de son esprit.
Même ceux qui parlent tant de scepticisme, de doutes, de raison, même ceux-là ne doutent jamais de leur propre pensée. Et pourtant, c’est bien votre pensée qui vous a mené là où vous êtes. Si votre vie est un enfer, c’est votre mental qui l’a créé. Et pourtant, vous ne doutez jamais de ce guide. Vous doutez de n’importe quel professeur, de n’importe quel maître, mais vous ne doutez jamais de votre mental. Avec une foi indéfectible, vous le suivez comme un guru. Et pourtant, c’est lui qui vous a mené dans le désordre, dans la misère où vous êtes. Si vous voulez absolument douter de quelque chose, doutez donc de votre mental. A chaque fois qu’il vous dit quelque chose, réfléchissez-y à deux fois.

Est-il vrai que vous n’avez pas le temps ? Est-ce vrai ? Vous n’avez vraiment pas le temps de méditer, de consacrer une heure de votre temps à la méditation ? Réfléchissez bien. Demandez-vous « est-ce vraiment le cas ? Je n’ai vraiment pas le temps ? »

Je ne le crois pas. Je n’ai jamais vu quelqu’un qui n’avait pas du temps à revendre. Je vois des gens qui jouent aux cartes en disant, « c’est pour tuer le temps ». Ils vont au cinéma, et ils disent, « que peut-on faire ? » Ils tuent le temps, bavardent, lisent et relisent le même journal, parlent de choses dont ils ont parlé toute leur vie, et ils disent, « nous n’avons pas le temps ». Ils ont pourtant le temps de faire les choses les plus inutiles. Alors ?

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Espace et vibration

Galaxie des Antennes (NGC 4038 et NGC 4039)
La galaxie des Antennes se situe dans la constellation du Corbeau (hémisphère sud)

Troisième millénaire (TM) – Il y a une grande confusion sur le mot amour. Quand on évoque l’amour, il y a tout de suite une orientation vers quelqu’un, quelque chose, avec en arrière-plan, la possessivité, la jalousie. Comment discriminer entre cet amour « personnel » et une qualité d’amour qui touche plus à l’impersonnel? 

Daniel Odier  (DO) – Toute la difficulté est de sortir de la relation névrotique avec l’autre, Une histoire d’amour, c’est deux manques face à face. II y a un cannibalisme mutuel, et en général un des deux cannibales est plus rapide que l’autre : il mange plus vite ! Quand on a eu la chance d’approcher un maître de quelque tradition que ce soit, on se rend compte que l’on peut trouver chez lui toujours le même parfum, et il n’y a pas ce côté névrotique, si ce n’est en nous… Ce qui est intéressant, c’est que l’élément passionnel soit comme dépassé. Dans une voie spirituelle, il y a aussi beaucoup de passion, mais on peut découvrir une passion qui est beaucoup moins liée à l’ego, à la manipulation, à la peur de l’abandon, qui est une des peurs fondamentales. Chez les gens que je rencontre, la peur d’être abandonné est le moteur principal de toutes les actions. Tout ce que l’on fait, est fait pour éviter d’être abandonné par l’autre, Bien sûr, on rentre dans le même délire de possession avec un maître, Mais, finalement, un vrai maître est celui qui nous prouve que l’on n’a rien à faire pour être aimé, Ce n’est pas une monnaie d’échange. Nous ne sommes pas obligés de fournir de l’intelligence, de la beauté, de la compréhension. On reçoit sans qu’il y ait équilibre entre ce que l’on donne et ce que l’on reçoit. C’est ce déplacement passionnel qui est tellement intéressant. On voit tout à coup qu’il peut y avoir les mêmes qualités vibratoires, mais sans l’angoisse de perdre. Si on lit Rûmi1, il est évident que la qualité vibratoire de la passion est présente, mais il n’y a pas cette angoisse de la fin, de la perte qui est fatale dans une passion ordinaire.

Tout à coup, on croit entrer en relation, mais on entre dans l’amour non duel : il n’y a pas de relation, il n’y a pas de place pour deux. On est absorbé dans l’Un, en quelque sorte.

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Dans le tantra, le grand rituel est de vivre en conscience

Helix Nebula - Nataraj

(…) Les premières années de pratique sont entièrement vouées à communiquer avec ce qui advient. (…) Toucher la réalité d’une manière continue implique la spontanéité, l’abolition du temps. Plus rien qui ne soit le présent, non dans le sens où il y a une demande d’être dans le présent mais dans la réalisation profonde que tout advient dans le présent, même le souvenir, même la projection. Vivre cette instantanéité nous permet de glisser peu à peu dans une expression authentique, non réfléchie de notre appartenance à la totalité. Les actions extérieures elles-mêmes sont reconnues comme une expression de la totalité. Nous entrons en résonance avec le monde.

Ce travail, ce jeu, commence par l’observation de ce qui est. Le tantrika1 ne projette aucun changement, ne prononce aucun vœu, ne s’astreint à aucune règle morale car son objectif est de considérer la réalité, telle quelle. Il n’entre dans aucun programme, n’examine pas le passé mais il observe avec passion le fonctionnement de son être non mutilé. Plutôt que de plaquer comportements et attitudes spirituels sur le terrain de l’ego, il observe la manière dont il ressent, dont il pense, dont il agit.
Cette présence à la réalité du comportement va révéler une image humaine totale qui n’est pas conforme à un idéal ou à une morale mais qui est authentique. A partir de cette reconnaissance, le tantrika glisse vers une acceptation de la réalité et dissout les nœuds psychologiques que tous les conformistes resserrent. Dès que le comportement est observé dans sa réalité, il se modifie en profondeur, accède à la fluidité et trouve la spontanéité qui est en harmonie avec le Tout.
C’est travail subtil et continu dans lequel s’engage le tantrika. En n’acceptant aucune forme figée, il laisse émerger sa liberté fondamentale, il revient à la source et n’attend rien de l’extérieur.(…)
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