Le Qi cosmique

Le Qi cosmique (Nébuleuse de la constellation d'Orion)
La nébuleuse de la Tête de Cheval, officiellement connue sous le nom de Barnard 33 (IC 434 désigne la nébuleuse émissive à l’arrière-plan), est une nébuleuse obscure dans la constellation d’Orion. La nébuleuse est située juste en dessous d’Alnitak (ζ Ori), l’étoile la plus à l’est de la ceinture d’Orion.

(Suite de l’article ” L’énergie relie corps et âme “)

Pour en revenir à la compréhension du mot âme selon les anciens chinois, il n’est que de travailler le Qi (énergie du souffle), qui doit être considéré comme l’objet principal dans la pratique de la perfection spirituelle. Mais le succès de la pratique du taiji quan dépend surtout de deux éléments : des méridiens et du Qi. Il faut faire en sorte que tout le réseau de drainage et d’irrigation, surtout le réseau des lignes principales des méridiens, soit débloqué correctement pour que le Qi puisse en même temps circuler librement, d’où la nécessité d’un art attentif à cultiver, préserver et travailler son énergie. Mais les travaux de drainage du réseau subtil des méridiens ne sont possibles que si le débit du Qi atteint un degré suffisamment puissant pour exercer une certaine pression ; par conséquent, la pratique de l’énergie du souffle et la puissance de ce travail intérieur sont essentiels au drainage du corps des méridiens. Par ailleurs, les étapes supérieures du gongfu1, telles que celles de l’élaboration du Shen, du stockage du Qi dans les os, etc., constituent en réalité autant de sublimations du Qi.

Si la culture du Qi est une spécialité des taoïstes, les autres écoles y attachent aussi de l’importance. Dans l’école confucéenne, il est dit dans le livre II de Mencius2 :
« L’esprit, c’est le commandant du Qi, et le Qi c’est ce dont le corps est rempli. L’esprit détient l’autorité suprême et le Qi vient tout de suite après, aussi faut-il contrôler toujours avec fermeté son esprit (Mencius utilise le mot Zhi qui n’est autre que le Yi) et s’abstenir de dépenser son Qi improprement ».

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L’énergie intérieure relie corps et âme

Pour les Chinois, sainteté et santé sont synonymes. Pour quels motifs, le travail du corps et celui de l’esprit seraient similaires ?

Corps et âme sont si proches et si intimement liés qu’il suffit de connaître l’un pour avoir accès obligatoirement à l’autre. Mais un travail corporel à l’orientale est toujours un travail intérieur qui ne peut se faire sans l’intervention du Qi. On pourrait dire à ce sujet que le Qi (le souffle) et le Shen (la puissance spirituelle) sont les messagers subtils qui relient corps et âme.
Seuls les gens qui détiennent les secrets du Qi ou ceux qui progressent dans cette voie de transmutation des énergies intérieures peuvent prendre conscience par paliers d’expérimentations du message vivant de Laozi1.

Tout le monde s’accorde à dire que l’âme est un agent essentiel de la vie, et un principe spirituel qui, uni au corps, constitue l’être vivant. Mais au fond, qu’est-ce que l’âme ? Chacun peut comprendre ce terme à sa façon. Certains se pencheront vers une interprétation sentimentale, d’autres vers un raisonnement intellectuel. L’âme semble être une notion tellement abstraite qu’il est difficile d’en parler et d’en donner une définition satisfaisante. On peut néanmoins rendre le sens de l’âme moins vague, moins palpable en éclairant la signification qu’il prend pour les bouddhistes et les taoïstes ; il suffit pour cela de prendre comme exemple la pratique du taiji quan (Taïchi Chuan), ce qui nous fera encore mieux comprendre le lien établi par les Anciens entre sainteté, santé et longévité.

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