Comment le tambour guérit le corps, l’esprit et l’âme

Le Tambour est fondamentalement une forme d’expression humaine que nous pouvons qualifier d’identique à la parole, et qui a vraisemblablement existé, bien avant que les hommes n’aient la capacité d’utiliser ses lèvres, la langue et les organes vocaux comme instruments de communication.

Le premier son que nous n’ayons jamais entendu alors dans… le ventre de notre mère, était le battement de son cœur, et le rythme de son souffle. Peu importe notre race, le sexe, l’âge, la religion ou le mode de croyances, cette expérience commune existe pour tous les êtres humains.

Lorsque les novices sont initiés au tambour, ils disent souvent: “Oh, je n’ai pas de rythme,” pour s’excuser de leur gêne et du manque d’imagination rythmique. La vérité est que NOUS AVONS TOUS LE RYTHME EN NOUS ! Le rythme est notre héritage naturel. Il existe dans notre corps, notre cœur, notre souffle. Il existe dans la vibration des atomes, les cycles des saisons, le tic-tac des horloges, l’orbite de la terre. Chaque élément de la Création contient le rythme!

Le Tambour est une pratique qui se retrouve à travers le monde et sa présence est dans toutes les cultures. Il a été utilisé pendant des siècles dans les rituels, les cérémonies, pour communiquer, dans les rites de passage, dans la musique et la danse, les célébrations, la guérison, la création des communautés et les événements culturels.

La thérapie par le tambour est une approche ancestrale qui utilise le rythme pour favoriser la guérison et l’auto-expression. Des chamans de Mongolie aux guérisseurs Minianka de Afrique de l’Ouest, les techniques thérapeutiques rythmiques ont été utilisées depuis des milliers d’années à créer et maintenir l’harmonie, la santé physique, mentale et spirituelle.

Les recherches scientifiques étudient aujourd’hui les effets thérapeutiques des techniques rythmiques ancestrales.

Les derniers résultats indiquent que le tambour accélère la guérison physique, stimule le système immunitaire et produit un sentiment de bien-être, une libération des traumatismes émotionnels, et la réintégration de soi. D’autres études ont démontré que le tambour apportait le calme, la concentration et favorisait la guérison sur les patients atteints d’Alzheimer, les enfants autistes, les adolescents souffrant de troubles émotifs, toxicomanes, personnes en état de choc, ainsi que les personnes en milieu carcéral et les sans-abri. Ces résultats démontrent que le tambour est un traitement efficace contre le stress, la fatigue, l’anxiété, l’hypertension, l’asthme, les douleurs chroniques, l’arthrite, les maladies mentales, les migraines, le cancer, la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, les accidents cardio-vasculaires, la paralysie, les troubles émotionnels, et un large éventail d’handicaps physiques.

Source : Jade Small, theopenmind.com

Reconnaître le pouvoir du tambour

Par Michael Harner1

« Tout avait commencé en 1948 au Pueblo Zuñi, au Nouveau-Mexique : j’avais été époustouflé par l’effet que pouvait avoir le son répétitif d’un tambour de cérémonie dans un contexte sacré, et j’y avais vécu, en fait, une véritable expérience religieuse. Puis au début des années 1950, j’eus l’occasion d’assister aux effets envoûtants des hochets Mohave et des Cahuilla, et des tambours en bois joués avec le pied lors des cérémonies sacrées dans les « roundhouses » de Californie du Nord .

Par la suite, dans les années 1960, je découvris que le tambour était utilisé dans un contexte spécifique de soins chamaniques chez les Salish de la côte Puget Sound, dans l’ouest de l’Etat de Washington, bien qu’il ne fût question chez eux d’aucun voyage. Peu à peu, mes lectures sur le chamanisme de diverses cultures m’amenèrent à conclure que, dans la grande majorité des cultures du monde, les chamanes n’avaient pas besoin d’ingérer ou d’utiliser des plantes psychotropes pour modifier leur état de conscience.

A cette même époque, je fis l’acquisition d’un tambour pueblo à double face dans l’optique de m’entraîner au voyage chamanique par ce biais. J’eus la surprise et le plaisir de découvrir qu’un rythme régulier et répétitif modifiait immédiatement mon état de conscience. J’étais donc capable d’effectuer des voyages chamaniques sans drogue ! Mais je n’aurais pas dû m’en étonner. Les chamanes, comme toujours, savaient ce qu’ils faisaient, car ils bénéficiaient de millénaires d’expérimentations.

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