L’homme naît avec un centre. Mais il en est totalement ignorant.

Shree Bhagwan Rajneesh
Bagwann Shree Rajneesh (alias Osho)

L’homme naît avec un centre. Mais il en est totalement ignorant. L’homme peut vivre sans savoir qu’il possède un centre, mais il ne peut pas vivre sans que ce centre existe. Le centre est le lien entre l’homme et l’existence, la racine. Vous pouvez l’ignorer ; la connaissance n’est pas essentielle à l’existence du centre. Mais si vous ne le connaissez pas, votre vie sera celle d’un déraciné. Vous ne sentirez pas le sol sous vos pieds ; vous ne sentirez pas les assises de votre demeure ; vous ne serez qu’un vagabond dans l’univers.

Le centre est là, mais si vous ne le savez pas, votre vie sera une errance perpétuelle – dépourvue de sens, vide, sans direction. Vous aurez l’impression de vivre à côté de la vie, d’errer en attendant la mort. Vous pouvez très bien vivre en remettant toujours votre vie au lendemain, mais vous savez aussi que cela ne sert à rien. C’est une simple manière de passer le temps et le sentiment de frustration profonde que vous éprouvez vous suivra toujours, partout, comme une ombre. L’homme naît avec un centre mais non pas avec e connaissance de ce centre. Cette connaissance, il lui faut l’acquérir.

Le centre est là, vous ne pouvez exister sans lui. C’est un pont jeté entre vous et l’Existence (ou si vous préférez, entre vous et Dieu. Vous ne pouvez pas exister dans ce lien profond. Vos racines plongent dans le Divin. Comme les racines d’un arbre s’enfoncent dans la terre. Mais, au contraire de l’arbre, vous pouvez prendre conscience de vos racines, sentir le lien qui vous unit à l’Existence. Sans cette prise de conscience, votre vie sera un profond sommeil, un rêve.

Poursuivre la lecture

La vibration cosmique

La nébuleuse de la Lyre (Ring Nebula)
La nébuleuse de la Lyre (en anglais Ring Nebula). Cette nébuleuse est présente dans le ciel de l’hémisphère nord (Constellation de la Lyre) et observable toute l’année.

Le terme vibration, dans la physique contemporaine, décrit la nature de la matière, faite d’ondes et d’énergie, la lumière vibrant à la plus haute fréquence. Penseurs cachemiriens médiévaux et physiciens du XXIe siècle se rencontrent sur un autre thème essentiel, le vide, conçu comme une trame vibratoire, animée d’énergie et de vibrations.
Les philosophes du Shivaïsme du Cachemire1 ont forgé un vocabulaire approprié pour exprimer ces intuitions sur la nature ultime de la Réalité ; ils fournissent ainsi les bases d’une formulation saisissante de la Réalité dynamique de l’univers à travers des métaphores telles que l’espace infini tissé d’énergie, le rythme du temps animé de la pulsation de la Conscience cosmique, le Souffle cosmique… Leur contribution la plus originale demeure sans doute l’approche de la Conscience comme Lumière-Energie, animée, d’instant en instant, par la pulsation ou vibration (spanda)2. Pour ces maîtres, la réalité ultime est en effet Conscience infinie et vivante, dynamique, créatrice.

L’univers est ainsi vu comme un « apparaître » à l’intérieur d’une trame vibratoire sans limite ni rupture, intégrant toutes les dimensions de la réalité (physique, mental…) et cette trame indivisible n’est autre que la Conscience de Shiva3. Ou, pour utiliser une autre métaphore, l’univers est perçu comme une symphonie émergeant à tout instant d’un silence vibrant ; comme l’expression spontanée de la danse cosmique de Shiva-Nataraja4, ou encore comme un arbre inversé, racines célestes, branches vers le bas : une même et unique sève (onde) parcourt l’infinie multiplicité des feuilles, fleurs…

Poursuivre la lecture

Les fréquences, les sons qui font réagir nos cellules

Vibrations, fréquences

Nous n’attirons pas ce que nous voulons, mais ce que nous sommes.
James Lane Allen

La découverte de nombreux champs d’études sur l’influence des fréquences amène un changement et une perspective intéressante de la vie en général, bien que l’homme soit une créature plus visuelle qu’acoustique. Tout dans l’Univers est composé d’énergie, de vibrations, de sons, d’oscillations, audibles et inaudibles. Nous sommes perpétuellement inondés par une pluie de fréquences provenant de notre monde ainsi que d’autres galaxies.

Si nous voulons connaître les secrets de l’Univers, pensons en termes d’énergie : fréquences et vibrations. Nikola Tesla dit : « Ce que nous avons appelé matière est l’énergie dont la vibration a été hautement réduite afin d’être perceptible par nos sens. »

De nombreux chercheurs ont constaté qu’en envoyant des ultrasons dans une boule de verre remplie d’eau, nos voyons se former de minuscules bulles émettant des éclairs bleuâtres (…). Ce phénomène de sonoluminescence est bien la preuve que les sons ont une action physique sur la matière.

Poursuivre la lecture

Dans le tantra, le grand rituel est de vivre en conscience

Helix Nebula - Nataraj

(…) Les premières années de pratique sont entièrement vouées à communiquer avec ce qui advient. (…) Toucher la réalité d’une manière continue implique la spontanéité, l’abolition du temps. Plus rien qui ne soit le présent, non dans le sens où il y a une demande d’être dans le présent mais dans la réalisation profonde que tout advient dans le présent, même le souvenir, même la projection. Vivre cette instantanéité nous permet de glisser peu à peu dans une expression authentique, non réfléchie de notre appartenance à la totalité. Les actions extérieures elles-mêmes sont reconnues comme une expression de la totalité. Nous entrons en résonance avec le monde.

Ce travail, ce jeu, commence par l’observation de ce qui est. Le tantrika1 ne projette aucun changement, ne prononce aucun vœu, ne s’astreint à aucune règle morale car son objectif est de considérer la réalité, telle quelle. Il n’entre dans aucun programme, n’examine pas le passé mais il observe avec passion le fonctionnement de son être non mutilé. Plutôt que de plaquer comportements et attitudes spirituels sur le terrain de l’ego, il observe la manière dont il ressent, dont il pense, dont il agit.
Cette présence à la réalité du comportement va révéler une image humaine totale qui n’est pas conforme à un idéal ou à une morale mais qui est authentique. A partir de cette reconnaissance, le tantrika glisse vers une acceptation de la réalité et dissout les nœuds psychologiques que tous les conformistes resserrent. Dès que le comportement est observé dans sa réalité, il se modifie en profondeur, accède à la fluidité et trouve la spontanéité qui est en harmonie avec le Tout.
C’est travail subtil et continu dans lequel s’engage le tantrika. En n’acceptant aucune forme figée, il laisse émerger sa liberté fondamentale, il revient à la source et n’attend rien de l’extérieur.(…)
Poursuivre la lecture